On a terminé la construction du bâtiment du plus grand réacteur à fusion

Depuis 1985, une équipe internationale d’ingénieurs et de chercheurs travaillent sur un réacteur à fusion nucléaire censé être le plus grand au monde. Il y a neuf ans, les milliers de spécialistes venant de 35 pays différents ont commencé à construire le bâtiment qui accueillera des expériences énergétiques. À l’heure actuelle, les ingénieurs sont en train d’installer les dernières structures nécessaires à l’assemblage du réacteur expérimental.

Le bâtiment mesure 73 mètres de haut (240 pieds). Sa construction a été prise en charge par une société du nom de Vinci. Bientôt, il accueillera ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor).

Un réacteur nucléaire

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Ce dispositif, aussi connu sous le nom de tokamak, a été conçu pour supporter des flux de plasma 10 fois plus épais que le plus grand tokamak opérationnel aujourd’hui.

D’après l’estimation des experts, la phase d’assemblage prendra environ cinq ans. Ils pensent que le premier plasma sera obtenu en 2025.

Accélérer les recherches sur la fusion nucléaire propre et inépuisable

Le bâtiment est conçu pour supporter le même type de réactions à très haute vitesse et à des températures extrêmement élevées que sur le soleil.

L’objectif du projet est d’accélérer les recherches sur la fusion nucléaire propre et inépuisable.

Notons que les réacteurs tokamak sont des dispositifs en forme de beignets. Ils sont destinés à recevoir des flux circulaires de plasma constitués d’atomes d’hydrogène. Les particules sont comprimées à l’aide d’aimants supraconducteurs pour qu’elles puissent fusionner entre elles et générer de grandes quantités d’énergie.

ITER devrait atteindre 500 MW

Le réacteur tokamak qui détient le record de la quantité la plus énorme d’énergies libérées est le Joint European Torus du Royaume-Uni. En 1997, le dispositif avait atteint une puissance maximale de 16 MW. ITER devrait atteindre 500 MW.

À l’heure actuelle, il existe des tokamaks déjà en service comme le réacteur de la société britannique Tokamak Energy et le Tokamak supraconducteur avancé expérimental de la Chine. L’année dernière, le premier a atteint des températures de 15 millions de degrés Celsius et le second 100 de millions de degrés Celsius.

En 2016, le réacteur chinois était capable de maintenir un plasma surchauffé pendant 102 secondes. En fait, plus le maintien des flux de plasma dure, plus il y a de chances que les réactions de fusion nucléaire aient lieu.

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