On a trouvé la plus ancienne relation parasitique

Les parasites sont des organismes vivants aux dépens d’autres organismes, et les scientifiques sont depuis longtemps au courant de leur existence. Toutefois, même si les parasites sont assez communs au niveau des écosystèmes modernes, les scientifiques ne possèdent pas beaucoup d’informations sur le phénomène du parasitisme dans le passé lointain. On en sait encore très peu sur le moment où les parasites ont commencé à évoluer.

Cette situation pourrait cependant changer avec la publication d’une nouvelle étude dans le journal Nature Communications. Cette étude parle de la découverte de la plus ancienne relation parasitique connue. Cette dernière a été détectée sur des fossiles de brachiopodes de l’espèce Neobolus wulongqingensis datant d’il y a 515 millions d’années, et retrouvés dans la partie sud de la Chine.

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Selon les chercheurs, il est important d’essayer de comprendre l’évolution des parasites au cours de l’histoire. Le but est surtout de trouver un moyen de minimiser leur impact.

Une recherche difficile

La difficulté pour les scientifiques d’en savoir plus sur l’histoire du parasitisme réside dans la définition même de ce phénomène. Le parasitisme a lieu lorsqu’un organisme parasite exploite un organisme hôte aux dépens de ce dernier. C’est une forme de symbiose, à la différence qu’une symbiose est une relation positive pour les deux partenaires, et symbiose veut aussi dire une relation persistante entre deux organismes. Dans une relation parasitique, le parasite tire des avantages tandis que l’hôte est lésé.

Il est ainsi difficile pour les chercheurs d’étudier le parasitisme au cours de l’histoire, car ils ne peuvent se baser que sur des fossiles. Ces derniers offrent une opportunité de comprendre les changements au niveau écologique, mais ne montrent aucune preuve d’une interaction entre des organismes devenus fossiles. Il devient alors difficile de prouver à partir des fossiles qu’un organisme était dans une relation parasitique avec un autre. La majorité des parasites se décomposent d’ailleurs plus vite que l’hôte et sont ainsi difficilement préservés.

Ce qu’ont révélé les fossiles de brachiopodes

Même si rechercher des parasites sur des fossiles est difficile, il n’est pas complètement impossible d’en trouver. C’est ainsi que la relation parasitique la plus ancienne jamais observée a été découverte en Chine. L’étude récemment publiée décrit la présence de tubes solidifiés à la surface de la coquille de brachiopodes, des invertébrés ressemblant à des coquillages préhistoriques. Les tubes ont été identifiés comme étant des lieux de fixation de vers parasites.

Selon les scientifiques, ils ont pu dire que les vers étaient des parasites, car on peut voir qu’ils avaient des effets négatifs sur l’hôte. Les brachiopodes sans les vers étaient en effet plus larges que ceux qui en avaient. Les observations indiquent que ces vers étaient attachés à l’hôte au cours de toute leur vie, et que c’étaient des kleptoparasites, c’est-à-dire qu’ils volaient la nourriture de l’hôte avant que celle-ci ne soit ingérée.

Cette découverte est un pas de plus vers la compréhension de l’évolution du parasitisme. Toutefois, il y a encore de nombreux points à élucider pour pouvoir réellement comprendre leur impact sur l’histoire de la vie.

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