On en sait un peu plus sur 2I/Borisov, le deuxième visiteur interstellaire

2I/Borisov occupe une place particulière dans le coeur des astronomes. Derrière ce nom assez obscur se cache en effet le second visiteur interstellaire détecté par nos instruments. Un visiteur qui vient rejoindre Oumuamua sur le banc des corps venus d’ailleurs.

Repéré en août par un astronome amateur originaire de la Crimée, et plus précisément par un certain Gennady Borisov, 2I/Borisov s’est très vite retrouvé sous les feux des projecteurs.

Crédits Pixabay

Plusieurs observations ont ainsi été menées ces dernières semaines et l’une d’elles nous a même permis de repérer un premier dégazage, une caractéristique propre aux comètes.

2I/Borisov, une comète pas comme les autres

Par la suite, une autre étude menée cette fois par des astronomes polonais a révélé l’origine probable de l’objet. 2I/Borisov viendrait ainsi d’un système binaire composé de deux naines rouges, un système situé à environ 13 années-lumière de notre propre système.

Et à présent, le Guardian nous apprend qu’une nouvelle étude a eu lieu, une étude qui nous a appris pas mal de choses au sujet du corps.

2I/Borisov serait ainsi composé d’un noyau d’environ deux kilomètres de large, un noyau entouré d’un nuage composé de poussière et de gaz et d’une queue créés par de précédents dégazages. En effet, les comètes se composent habituellement de roche et de glace, de la glace qui se sublime lorsque le corps passe à proximité d’une source de chaleur.

Plus globalement, la comète serait assez rougeâtre et elle aurait une forme tirant davantage vers la sphère. Contrairement à Oumuamua qui ressemblait pour sa part davantage à un cigare. Une forme inhabituelle qui avait donné vie à de nombreuses théories.

Un objet venu de loin

Cette nouvelle étude n’évoque pas le point d’origine de l’objet en revanche et elle ne vient donc pas confirmer – ou infirmer – les découvertes faites par l’équipe de chercheurs polonais.

Il reste maintenant beaucoup à faire. L’avantage de 2I/Borisov, c’est que le corps a été repéré alors qu’il entrait dans notre système. Ce qui veut aussi dire que nous aurons suffisamment de temps pour pouvoir l’observer… et récolter davantage de données. Des données qui nous permettront ensuite d’établir un portrait robot plus précis.

Reste qu’en attendant, la plupart des études tendent vers la même conclusion, à savoir que ce visiteur ressemble énormément à nos comètes… Ce qui veut aussi dire que ces corps partageraient les mêmes caractéristiques, et ce quelle que soit leur origine.

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