On en sait un peu plus sur la mission soviétique qui a permis à l’ex-URSS de voler les secrets de la bombe atomique américaine

Les États-Unis ont mis au point la première arme nucléaire en 1945. Quatre ans plus tard, l’Union soviétique a également achevé la fabrication de sa propre bombe atomique. Afin d’aligner sa puissance militaire sur celle des Américains et rattraper ainsi leur retard, les Russes ont déployé des espions pour voler la formule de la bombe atomique.

Les noms de trois d’entre eux étaient déjà connus avant la fin de la Guerre froide.

USA nucléaire

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Il s’agit de David Greenglass, de Klaus Fuchs et de Theodore Hall. Ces hommes ont eu un énorme impact sur le cours de l’histoire en livrant le secret de l’arme nucléaire à l’Union soviétique. Récemment, des historiens ont découvert le nom d’un quatrième espion. Ils l’ont déniché en scrutant des dizaines de milliers de documents secrets compilés par le FBI, déclassifiés en 2011.

Le quatrième espion, dont le nom de code est « Godsend », s’appelle Oscar Seborer. Tous les quatre travaillaient dans le cadre de projet Manhattan, au Los Alamos National Laboratory, au Nouveau-Mexique. Il s’agit du berceau de l’arme de nucléaire.

Ses frères et sœurs avaient aussi des noms de code

Les documents anciennement classés confidentiels ont été analysés par Harvey Klehr, qui travaillait à la Library of Congress, et John Earl Haynes, professeur émérite à l’Emory University, en Géorgie.

Ils ont constaté que le nom d’Oscar Seborer est rarement mentionné dans les documents. Ils ont, toutefois, découvert qu’il appartenait à une famille d’immigrés juifs ayant des liens avec le Parti communiste. D’autres noms de code, dont « Godfather »« Relative » et « Nata », auraient appartenus aux deux frères et à une sœur de Godsend.

Seborer a fourni quelque chose

Les historiens ont également examiné un dossier sur l’opération SOLO. Il s’agit d’une initiative, lancée par le FBI, qui s’est déroulée de 1952 à 1980 et qui consistait à soutirer des infirmations sur le Parti communiste américain à travers des espions.

D’après le rapport, Isidore Needleman, membre du Parti communiste et avocat, a confié à l’un des informateurs qu’« Oscar était au Nouveau-Mexique – vous voyez ce que je veux dire ». « Je ne vais pas vous dessiner un diagramme », lui a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Il[Seborer] leur a remis[les Soviétiques] la formule de la bombe “A”. »

Jusqu’ici, les historiens ne savent pas encore le rôle exact que Seborer a tenu. « Bien que nous en sachions beaucoup sur les informations auxquelles Fuchs, Hall et Greenglass avaient accès – et sur certaines des spécificités de ce qu’ils ont fourni exactement aux Soviétiques – nous savons seulement que Seborer a fourni quelque chose », ont-ils écrit.

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