On en sait un peu plus sur la région du cerveau liée là la douleur

Brain, une revue scientifique britannique éditée par Oxford University Press, a publié un article qui explique comment le claustrum, une région relativement peu connue du cerveau, pourrait en fait jouer un rôle primordial dans la façon dont nous ressentons la douleur. L’un des chercheurs de l’Université d’Oxford a notamment découvert de nouvelles preuves allant dans ce sens.

Le claustrum pourrait alors devenir la prochaine cible des neurologues, pour le traitement des personnes souffrants de lésions cérébrales. Ces nouvelles thérapeutiques contribueront à améliorer les conditions de vie de ces patients. Anatomiquement, le claustrum se présente comme une étroite bande de substance grise entre le putanem et l’insula.

Elle est l’une des zones du cerveau les plus densément interconnectées, mais parmi les plus rarement étudiées.

Le claustrum joue un rôle clé dans l’expérience débilitante de la douleur

Les défaillances dues au claustrum sont associées à un large éventail de symptômes, mais les signes les plus courants restent les troubles cognitifs et les crises d’épilepsie. On peut dire qu’il est urgent de trouver de meilleurs traitements à cette pathologie, car même si les cas sont rares, ils sont toujours graves.

Jeune femme souffrant de maux de tête

Le groupe de chercheurs a étudié les dossiers médicaux de plusieurs patients présentant des lésions du claustrum. Mais comme le monde scientifique s’est peu intéressé à cette partie du cerveau, ces cas de lésions du claustrum sont peu documentés et d’autres patients restent encore à découvrir.

Si les scientifiques ont depuis longtemps compris le rôle du claustrum dans la perception, la saillance et le cycle veille-sommeil, c’est la première fois qu’ils ont réussi à démontrer le lien entre le claustrum et la douleur. Cette fonction longtemps négligée peut pourtant être déterminante dans l’expérience débilitante de la douleur.

Une nouvelle piste dans le traitement des lésions cérébrales

Leurs travaux leur ont permis d’avoir un aperçu des processus cognitifs et neurologiques dans lesquels le claustrum pourrait être impliqué. Ils ont notamment réussi à prouver que des affections comme les maladies auto-immunes ou certains processus infectieux provoquent des lésions du claustrum.

Au vu des résultats de leurs recherches, les scientifiques se sont demandés si les cas de lésions du claustrum sont beaucoup plus fréquents que prévu. Dans ce cas, ils peuvent être un facteur déterminant dans la plupart des cas de lésions cérébrales.

Toutefois, des recherches plus poussées sont nécessaires pour mieux cerner les impacts des lésions du claustrum. Ces informations seront d’une importance capitale dans la prise en charge de la douleur et pourraient, à terme, modifier les directives cliniques.

SOURCE : MIRAGENEWS

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