On en sait un peu plus sur l’astéroïde de Chesapeake

Dans les années 1990, lors d’un forage scientifique, des chercheurs ont découvert le plus grand cratère d’impact des États-Unis, aujourd’hui connu sous le nom de « la baie Chesapeake ». Il serait vieux d’environ trente-cinq millions d’années. À présent, les échantillons des débris radioactifs prélevés sur le site commencent à révéler ce qui s’était réellement passé.

Ces matériaux ont fourni des informations supplémentaires sur les caractéristiques de l’impact.

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La collision a éjecté des morceaux de verre en fusion appelés « tectites » et des cristaux de zircon qui se sont éparpillés sur une superficie de 10 360 000 km carrés. Elle a probablement déclenché des tsunamis, des tremblements de terre, un souffle d’air chaud et des incendies. Ainsi, les débris se sont étendus du Texas au Massachusetts, en passant par la Barbade.

D’après une étude, l’astéroïde arrivait sur Terre à une vitesse de 231 000 km/h et s’était écrasé dans l’océan Atlantique. Il est actuellement enfoui à huit cents mètres sous les roches de la baie. Le cratère d’impact est large de quarante kilomètres.

La datation à l’uranium-thorium-hélium

Des chercheurs de l’Arizona State University ont analysé vingt et un fragments de zircon prélevés à environ 655 mètres sous l’océan. Il s’agit d’une pierre précieuse qui peut rester intacte jusqu’à des milliards d’années sous terre. Ses composants élémentaires permettent la datation radiométrique des tectites.

La technique appelée « datation à l’uranium-thorium-hélium » a été utilisée sur les matériaux prélevés. En comparant les rapports des isotopes spécifiques d’hélium, de thorium et d’uranium dans chaque échantillon, on parvient à calculer la période de solidification et de dégradation des cristaux.

Un nouvel outil pour mieux comprendre le passé de la Terre

Ce qui est impressionnant, c’est que l’âge des cristaux varie considérablement de 33 millions à 300 millions d’années. C’est l’âge minimum qui correspond aux estimations antérieures. En plus, les zircons avaient une apparence trouble et une surface déformées. Cependant, cela ne décourage pas les scientifiques. Ils espèrent pouvoir reconstituer l’histoire du quinzième plus grand impact de la Terre.

« La datation à l’uranium-thorium-hélium est une méthode fiable pour limiter l’âge des impacts anciens, donnant aux scientifiques un nouvel outil pour révéler le passé long et violent de notre planète », ont expliqué les chercheurs.

Les astéroïdes qui ont frappé la surface de la Terre ont façonné son histoire. Ils ont joué un rôle dans l’évolution de la vie, dans la formation de l’eau et dans plusieurs extinctions de masse.

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