On en sait un peu plus sur les taches présentes près du noyau terrestre

La Terre renferme encore de nombreux secrets qui n’ont pas été percés à jour par les scientifiques. Récemment, une équipe de chercheurs de l’université du Maryland, aux États-Unis, s’est interrogée sur la présence de tâches situées près du noyau terrestre.

D’après le géologue Doyeon Kim, auteur principal de cette étude, il s’agit de structures géantes non identifiées se trouvant à « 2900 km sous la surface de la Terre, à la frontière entre le noyau externe et le manteau terrestre » Les chercheurs ont remarqué la présence de ces structures étranges alors qu’ils étudiaient les enregistrements d’ondes sismiques dans l’océan Pacifique.

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Les premières tâches ont été observées sous les îles hawaïennes. Les scientifiques ont ensuite remarqué de nouvelles structures sous les îles Marquises, l’un des cinq archipels de la Polynésie française.

Un mystère à moitié résolu

Intriguée par la présence de ces tâches mystérieuses, l’équipe de Doyeon Kim a réalisé des études poussées pour déterminer leur nature. Ils ont découvert que ces structures géantes, dont le diamètre peut atteindre environ 1000 km, sont ce qu’on appelle des zones de vitesse ultra-basse ou « ultra low velocity » (ULV).

« Ce sont des zones de matériau très chaud anormalement dense à la frontière entre le noyau et le manteau terrestre. Les ondes sismiques s’y déplacent jusqu’à 30% plus lentement que dans les matériaux du manteau environnant » explique Doyeon Kim.

Le mystère de ces tâches n’est qu’à moitié résolu, car les scientifiques ignorent encore leur composition.

Les recherches se poursuivent

La découverte de ces structures n’aurait pu se faire sans l’aide des astrophysiciens des universités de Johns-Hopkins et de Tel-Aviv. Ces derniers ont fourni un logiciel baptisé Sequencer, qui utilise un algorithme qui a analysé les 7000 enregistrements d’ondes sismiques répertoriés dans l’océan Pacifique entre 1990 et 2018.

Les chercheurs tentent actuellement d’en savoir plus sur les ULV. Les premières hypothèses suggèrent que ces zones seraient « chimiquement distinctes de l’alliage fer-nickel du noyau externe et des roches silicatées du manteau terrestre. »

Doyeon Kim espère que l’étude de ces structures permettra à son équipe de « comprendre le fonctionnement de la tectonique des plaques et l’évolution de la Terre, et ainsi répondre à de nombreuses questions sur l’intérieur énigmatique de notre planète. »

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