On sait d’où viennent les taches brillantes de Titan

Titan est la plus grande lune de la planète Saturne. Découvert en 1655, c’est le deuxième plus grand satellite naturel du système solaire. Il y a une dizaine d’années, les scientifiques ont remarqué des taches brillantes sur le satellite, sans pouvoir expliquer de quoi il s’agissait vraiment. Mais aujourd’hui, il semblerait qu’ils aient enfin trouvé une explication à ce phénomène.

Selon une étude publiée dans la revue Nature Communications, les tâches brillantes seraient des traces laissées par des lits de lacs et de mers d’hydrocarbures desséchés.

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Cette découverte pourrait se révéler utile dans la recherche d’autres planètes potentiellement habitables par l’homme.

Les scientifiques s’en doutaient déjà

C’est entre les années 2000 et 2008 que les scientifiques ont repéré quelques régions anormalement lumineuses sur Titan. Ils ont alors conclu que ces taches lumineuses observées depuis les radiotélescopes de l’Observatoire Arecibo de Porto Rico et de l’Observatoire de la Banque Verte en Virginie-Occidentale pourraient être des preuves de la présence de mers ou de lacs sur le satellite.

Contre toute attente, cette théorie a pu être confirmée grâce aux données collectées dans le cadre de la mission Cassini. Ces dernières ont effectivement démontré que Titan était dotée de nombreux lacs et mers ainsi que d’un système météorologique actif basé sur les hydrocarbures liquides. Il pleut notamment du méthane et de l’éthane sur la grande lune.

En revanche, les lacs repérés par la sonde Cassini sont principalement localisés dans les pôles de Titan, mais pas dans les tropiques sud où ont été repérées les tâches brillantes. En approfondissant leur étude, les chercheurs ont donc fini par conclure qu’il ne pouvait s’agir que de lacs et de fonds marins desséchés.

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D’autres études nécessaires ?

« Les réflexions radar anormalement spéculaires de Titan proviennent de surfaces solides. Ils sont morphologiquement similaires aux paléolacs se trouvant dans les régions polaires de Titan », ont expliqué les scientifiques.

« La mission Cassini a pris fin en 2017, ces emplacements ne peuvent pas être imagés en haute-résolution jusqu’à ce qu’un autre vaisseau explore Titan », ont-ils ajouté. Ainsi, une autre mission sera probablement nécessaire pour comprendre la réelle nature géologique et chimique de ces lacs et mers desséchés sur la plus grande lune de Saturne.

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