On sait enfin à quoi pourraient servir les deux trous situés sur le crâne des TRex et des alligators

Pour ceux qui s’intéressent aux fossiles des dinosaures, plus précisément à celui du Tyrannosaurus rex, vous avez sûrement dû remarquer la présence de deux trous situés sur le sommet de son crâne, plus connu en termes scientifiques comme étant les fosses dorsotemporales (fenestra temporalis).

Bien sûr, ces ouvertures ne sont pas uniquement l’apanage des TRex mais étaient également présentes chez les Ptérosaures. La grande question que se posaient les scientifiques était : à quoi pouvaient-elles bien servir ?

Crédits Pixabay

Il y a évidemment eu des théories là-dessus. Mais d’après les études menées par l’anatomiste Casey Holliday de l’Université du Missouri et son équipe sur les alligators et d’autres reptiles, on tient peut-être enfin le bon bout concernant ces trous bizarres.

Une particularité de la sous-classe des Diapsides

La sous-classe des Diapsides regroupe à la fois les oiseaux et les reptiles actuels, à l’exception des tortues. Les premiers fossiles de Diapsides sont apparus au Carbonifère, mais avec l’évolution, certains ont perdu une fosse temporale. C’est le cas des lézards par exemple.

Les serpents ont quant à eux perdus leurs deux fosses temporales, tandis que les crânes des oiseaux modernes ont carrément subi une refonte complète pour ne plus voir apparaître ces fosses temporales.

Les anciens dinosaures (plésiosaures, tyrannosaures, ptérosaures, mosasaures, …) sont donc, avec les actuels crocodiliens (crocodiles, caïmans, alligators), les espèces chez qui on peut distinctement voir les deux trous situés sur la partie supérieure du crâne.

Les scientifiques pensent que ces trous servaient comme point point d’insertion pour les muscles de la mâchoire de ces animaux afin de leur procurer une plus grande force de préhension.

Mais il semble bien que cette théorie ne soit plus d’actualité face aux découvertes de Casey Holliday.

Des ouvertures pour se rafraîchir le cerveau

En étudiant les crânes de différentes espèces de reptiles munies de ces fosses temporales, particulièrement ceux d’alligators, Holliday et son équipe se sont figuré que la théorie de l’insertion musculaire ne tenait pas trop la route.

Le spécialiste en anatomie déclare ainsi : «C’est vraiment étrange pour un muscle de partir de la mâchoire, de faire un virage à 90 degrés et de longer le sommet du crâne. »

Les conclusions de leurs études suggèrent par contre que ces fosses temporales devaient servir à refroidir le cerveau de ces reptiles qui sont des animaux à sang froid. Leur température corporelle dépend en effet de l’environnement extérieur, mais pas du métabolisme comme c’est le cas chez les mammifères qui sont à sang chaud.

Ce qui finalement permettrait aux TRex et aux crocodiliens de garder la tête froide même en cas de fortes chaleurs.

Mots-clés anatomiereptiles