On se dirige vers une nouvelle extinction de masse avec le réchauffement des eaux équatoriales, avertissent les chercheurs

Il y a de cela 252 millions d’années, une extinction de masse a causé la disparition de 90 % des créatures marines de notre planète. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université d’Auckland (Nouvelle-Zélande), de l’Université du Queensland (Australie) et de l’Université de la Sunshine Coast (Australie), la même catastrophe est sur le point d’arriver.

Pour conclure ainsi, les scientifiques ont minutieusement analysé les données provenant d’écosystèmes des océans équatoriaux. D’après ces chercheurs, le fait que les animaux, en quête de conditions plus clémentes, quittent la zone équatoriale pour migrer vers les pôles ne présage rien de bon.

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Apparemment, ces déplacements seraient dus à la hausse de la température des eaux équatoriales, qui n’est autre que l’une des conséquences flagrantes du réchauffement climatique. À cause des conditions actuelles, les espèces fuient vers les pôles. Les chercheurs d’avertir, les dégâts ne seront pas uniquement écologiques, ils auront également des impacts économiques.

Nous allons tout droit vers une nouvelle extinction de masse

Comme vous le savez, le niveau de biodiversité de la zone équatoriale est le plus important de tous les milieux sur Terre. D’ailleurs, au cours de cette étude, les chercheurs se sont penchés sur au moins 49 000 espèces marines, vivant dans cette zone. Et selon les résultats, récemment parus dans la revue PNAS, ces dernières sont actuellement en train de fuir en direction des pôles nord et sud.

Pour information, comme les pôles sont très peu peuplés, la situation risque d’entraîner de très grands changements. En effet, au fur et à mesure que le phénomène progressera, les différents écosystèmes en seront davantage bouleversés. Ainsi, en fuyant les eaux équatoriales, qui deviennent de plus en plus chaudes, ces 49 000 espèces marines entreront en concurrence avec celles des deux pôles, qu’elles sont tout simplement en train d’envahir. À terme, à défaut d’espace et de nourritures, une extinction de masse sera inévitable.

Si le scénario d’il y a 252 millions d’années venait donc à se reproduire, 90 % des espèces marines sont appelées à disparaître. Ce qui portera indubitablement un coup à tout un pan de l’économie à l’échelle mondiale. Et ce n’est pas franchement pas une bonne nouvelle.