OpenAI répond aux accusations du média New York Times !

La startup de Sam Altman est la cible d’une plainte en justice pour violation des œuvres du New York Times protégées par le droit d’auteur. Quelques jours après l’annonce de la nouvelle, OpenAI est monté au créneau en qualifiant ces accusations de « non fondées ». Elle réitère par ailleurs sa disponibilité à travailler avec les médias et les acteurs du monde littéraire pour parfaire la formation de systèmes d’intelligence artificielle.

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ChatGPT 4 – OpenAI

Nier la violation des œuvres avec droit d’auteur

Dans un article de blog, OpenAI inscrit en faux les affirmations du Times concernant la violation de ses œuvres protégées par le droit d’auteur. Elle indique que le célèbre média américain « ne raconte pas toute l’histoire » et a choisi de dissimuler certaines données essentielles. Selon la startup, le plaignant aurait manipulé les invites pour inclure des extraits d’articles afin que ChatGPT régénère l’ensemble du contenu. C’est grâce à cette stratégie qu’il aurait établi des preuves de violation du droit d’auteur.

OpenAI déclare à ce sujet : « Même en utilisant de telles invites, nos modèles ne se comportent généralement pas comme le laissent entendre le New York Times, ce qui suggère qu’ils ont soit demandé au modèle de régurgiter, soit sélectionné leurs exemples parmi de nombreuses tentatives ». De plus, elle précise que les exemples textuels « semblent provenir d’articles vieux d’un an qui ont proliféré sur plusieurs sites web tiers ». OpenAI admet cependant avoir supprimé la fonction « Parcourir » qui permet à ChatGPT de reproduire les contenus.

En outre, la startup d’IA affirme qu’elle a tenté de réduire les régurgitations de ses grands modèles de langage. Pendant ce temps, le Times a refusé de partager des exemples de cette reproduction avant de lancer son action en justice. Malgré ce différend, OpenAI lance un appel du pied au média américain en vue d’une potentielle collaboration. C’est pourquoi elle affirme : « Nous espérons un partenariat constructif avec le New York Times et respectons sa longue histoire ».

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La formation des systèmes IA, un enjeu de taille !

Bien qu’OpenAI rejette les accusations du Times, elle maintient sa position selon laquelle les données protégées par le droit d’auteur sont indispensables. Pour la startup, ces données interviennent dans la formation de leurs modèles d’IA et participent à la résolution de nombreux problèmes. À cet effet, elle estime que la formation des modèles d’IA avec des données provenant d’Internet relève des règles d’utilisation équitables. Ces dernières facilitent en effet la réutilisation des œuvres protégée par le droit d’auteur.

Dans le même temps, la société a annoncé que les propriétaires de site web pourraient empêcher ses robots d’exploration d’accéder à leurs données. La fonctionnalité a été lancée en août 2023, près d’un an après le lancement de robot conversationnel ChatGPT. Récemment, la startup a présenté un argument similaire devant la Chambre des Lords du Royaume-Uni. Selon elle, les outils IA doivent incorporer des œuvres protégés par le droit d’auteur pour « représenter toute la diversité et l’étendue de l’intelligence et de l’expérience humaines ».

Source : The Verge

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