Où l’on reparle de l’âge de l’univers

De récentes études menées par une équipe d’astronomes, qui ont utilisé le télescope cosmologique Atacama (ACT) au Chili, ont montré qu’il existe une certaine divergence dans les chiffres concernant l’âge de l’univers.

En effet, d’après de nouveaux calculs et observations portant sur la plus ancienne lumière de notre univers, le fond diffus cosmologique (FDC ou Cosmic Microwave Background en anglais), l’univers aurait 13,77 milliards d’années, plus ou moins 40 millions d’années.

La Voie Lactée

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Ce chiffre est en accord avec l’estimation de l’âge de l’univers sortie par une équipe qui a travaillé avec les données du satellite Planck de l’European Space Agency (ESA), sur la base de cette même lumière. Cependant, il est tout à fait en désaccord avec la mesure établie par des astronomes en 2019, qui ont déduit que l’Univers était plus jeune de plusieurs centaines de millions d’années, soit 11,4 milliards d’années.

Une nouvelle suscitant un débat chez les astrophysiciens

Cette divergence entre les estimations de 2019, celles impliquant l’observatoire Planck et les récentes mesures de l’équipe de l’ACT, jette un doute sur l’exactitude de l’un des ensembles de mesures et suggère la nécessité d’un nouveau modèle pour l’étude de l’univers.

Le professeur Lyman Page avance qu’un nouveau mécanisme inconnu pourrait bien être à l’origine de cet écart. Un autre astrophysicien de Princeton, le Dr Steve Choi trouve, quant à lui, quelque sorte d’intéressant là-dedans.

Le Dr. Simone Aiola remarque que cette mesure de l’équipe de l’ACT, quasiment semblable à celle estimée par l’équipe Planck, rend cette estimation de l’âge de l’univers plus fiable et plus solide. Ceci étant, elle rajoute que cela aurait été pas mal de trouver de nouveaux chiffres pour bien instaurer le débat.

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On parle également de la fameuse constante de Hubble

L’équipe de l’ACT a également donné une estimation de la constante de Hubble, le paramètre utilisé par les astrophysiciens pour calculer l’expansion de l’univers. Les mesures donnent donc une valeur de la constante de Hubble de 67,6 km/s/Mpc, ce qui correspond, à peu de choses près, à la valeur estimée précédemment par l’équipe Planck à 67,4 km/s/Mpc.

Toutefois, cette vitesse est plus lente comparée à celle mesurée grâce à l’éloignement des galaxies, estimée à 74 km/s/ Mpc. Ce qui signifie pour la professeure Suzanne Staggs, astrophysicienne à Princeton, qu’on a peut-être raté quelque chose et qu’une toute nouvelle physique pourrait bien expliquer la situation.

Les résultats de cette étude sont actuellement disponibles sur le serveur de pré-impression ArXiv.

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Mots-clés astrophysique