Oups, l’audience du hacker de Twitter a fait l’objet d’un zoombombing

Souvenez-vous, le 15 juillet 2020, Twitter a fait l’objet d’un piratage massif au Bitcoin. Cette cyberattaque a ciblé les comptes de plusieurs personnalités aux États-Unis et a permis aux hackers de récolter près de 120 000 dollars en Bitcoins.

Le 31 juillet 2020, le FBI a réussi à remonter jusqu’aux personnes qui ont orchestré ce piratage. Le ministère de la Justice des États-Unis a révélé qu’il s’agissait de deux Américains de 22 et 17 ans et d’un Britannique de 19 ans.

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Le procès du plus jeune d’entre eux, connu sous le nom de Graham Ivan Clark, a eu lieu le 5 août 2020. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il ne s’est pas passé comme prévu. En effet, des « zoombombers » ont réussi à s’incruster dans l’audience en visio du jeune hacker.

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Un procès ouvert au public qui a mal tourné

En raison des mesures de distanciation sociale toujours en vigueur, le procès de Graham Ivan Clark a dû se faire par visioconférence, sur la plateforme Zoom. Cette audience était ouverte au public. Quiconque pouvait y accéder, sans avoir besoin de mot de passe. Comme vous pouvez vous en douter, il arriva ce qu’il devait arriver.

Des internautes n’ont pas résisté à la tentation de venir s’incruster dans cette visioconférence. Cette pratique, de plus en plus populaire, est appelée « zoombombing. » Comme le rapporte le média ABC Action News, l’audience a été interrompue par des gens qui criaient des insultes racistes et qui faisaient jouer de la musique. À un moment, un utilisateur a même réussi à diffuser une vidéo pornographique en plein milieu du procès.

Un juge qui a su rester professionnel

Il est difficile de rester de marbre dans ce genre de situation. Toutefois, le juge Christopher Nash y est arrivé. Malgré ces nombreuses interruptions, il a réussi à aller au bout du procès et à rendre son verdict, tout en supprimant les intrus de la visioconférence.

Les personnes qui ont suivi cette audience auront sans doute été distraites par ces « zoombombers », et n’auront rien retenu de la sentence réservée à Graham Ivan Clark. En résumé, le jeune hacker, qui a déclaré non coupable, devra rester en détention. Sa caution est fixée à 725 000 dollars.

S’il est jugé coupable, Graham Ivan Clark risque jusqu’à 200 ans de prison.

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