Oups, nous avons produit 53 millions de tonnes de déchets électroniques en 2019

La production de déchets électroniques mondiale a encore atteint un niveau record en 2019, avec une hausse de 9,2 millions de tonnes sur les 5 dernières années. 53,69 millions de tonnes de déchets électroniques ont, en effet, été recensés l’année dernière, selon un récent rapport du Global E-Waste Monitor.

En se référant à cette triste évolution, l’ONU prévoit que si rien n’est fait pour enrayer la spirale, d’ici 2030, on devrait faire face à environ 74 millions de tonnes de déchets électroniques renfermant des substances toxiques et/ou dangereuses.

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« Cette forte augmentation [des déchets électroniques] crée des pressions environnementales et sanitaires importantes et démontre l’urgence de combiner la quatrième révolution industrielle avec l’économie circulaire », indique Antonis Mavropoulos, président de l’Association internationale des déchets solides.

Un chiffre alarmant qui ne pourrait être réduit sans l’implication de tous

Si l’on rapporte ce chiffre scandaleux à la population mondiale, chaque individu a donc généré en moyenne 7,3 kg de déchets électroniques en 2019.

Dans les détails par continent, les plus grands producteurs de déchets sont l’Europe et l’Océanie avec près de 16 kg de déchets en moyenne par habitant, soit 1,4 kg de déchets de plus que le double de la moyenne mondiale.

Et malgré cette grande production de déchets électroniques générés par les hommes, 17,4% seulement ont été collectés et recyclés en 2019.

« L’humanité ne met pas suffisamment en œuvre les objectifs de développement durable », conclut le secrétaire général de l’ONU, David Malone, en ajoutant que « des efforts substantiellement plus importants sont nécessaires de toute urgence. »

Les grandes entreprises s’engagent à réduire leurs émissions de carbone

Après que les différents États se soient engagés à adopter des politiques et des législations propres à enrayer cette accumulation de déchets, les grandes entreprises ont également annoncé leurs parts de contribution.

Microsoft a, par exemple, présenté en début d’année ses plans de réduction des émissions de carbone qui consistent à investir dans une nouvelle technologie de réduction et d’élimination du carbone.

De son côté, Amazon a dédié un fonds de 2 milliards de dollars à l’investissement dans des technologies qui aident les entreprises à réduire leur empreinte carbone.

Pour autant, de nombreux efforts sont encore à fournir si l’on espère ne pas crouler sous nos immondices électroniques dans les prochaines décennies.

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