Outre les 59 applications bloquées le mois dernier, l’Inde en bannit 47 de plus pour raison de sécurité nationale

Un affrontement militaire meurtrier entre l’Inde et la Chine, qui a eu lieu dans l’Himalaya il y a quelques semaines, a suscité une grande tension entre les deux pays les plus peuplés du monde. Depuis, même si New Delhi et Pékin essayent de résoudre ce conflit à travers le dialogue, chacun est actuellement en état d’alerte.

Suite à ce conflit, le gouvernement indien a décidé d’interdire depuis le 29 juin, 59 applications chinoises. Mais récemment, le gouvernement a ajouté 47 autres applications à cette liste.

Crédits : Kon Karampelas – Pixabay.com

Apparemment, cette décision vise à assurer la sécurité nationale et la souveraineté du cyberespace indien.

La confrontation meurtrière du 15 et 16 juin 2020

Cette opposition entre ces deux puissances ne serait pas la première de l’histoire. La première remonte en 1962 lorsque l’armée chinoise a saisi un poste de défense indien dans la vallée de la rivière Galwan.

Depuis, ces deux puissances se disputent une frontière située dans la vallée du Ladakh. Mais le motif qui a déclenché leur affrontement meurtrier sur les crêtes de l’Himalaya, en juin dernier, reste peu clair. L’inde a en effet accusé la Chine d’avoir pénétré sur son territoire, une accusation que Pékin a réfutée.

Dans tous les cas, c’est la première confrontation meurtrière entre ces deux armées depuis 1975. Ce qui a suscité une vague d’indignation et une flambée de la fièvre antichinoise en Inde, après le décès de 20 soldats indiens et un nombre inconnu de victimes pour l’autre camp.

Les détails de cette mesure de blocage

Pour revenir aux bannissements de juin dernier, plusieurs plaintes pour piratage de données et atteinte à la vie privée ont été à l’origine de la mesure visant à interdire l’utilisation de 59 applications chinoises qui comptaient 500 millions d’abonnés actifs. Dans la liste, on retrouve notamment TikTok, Cam Scanner Advance, ainsi que des versions de Helo, ShareIt, Wechat, UC Browser et Club Factory.

On apprend donc qu’une liste complète devrait être publiée sous peu, le gouvernement indien envisageant d’y ajouter d’autres plateformes et services chinois. D’après TechCrunch, les médias locaux indiquent que 275 autres applications sont actuellement sujettes à un examen, parmi lesquelles le service de streaming musical Resso de ByteDance et le populaire PUBG. Et pour le moment, 47 d’entre elles sont assurées d’être interdites d’utilisation.

Une mesure qui semble bien affecter la Chine comme l’Inde constitue l’un des plus importants marchés au monde pour les plateformes chinoises. D’après Sensor Tower, cela représente en gros, le tiers des utilisateurs des applications d’origine chinoise.

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