Pac-Man dans la vraie vie avec des micro-organismes

Pac-Man a marqué au fer rouge l’histoire du jeu vidéo et nous avons ainsi été des millions à tenter d’échapper aux terribles fantômes en gobant le maximum de boules possibles. Il faut croire que le titre a profondément marqué les chercheurs norvégiens de l’University College of Southern Norway.

Ces derniers ont en effet reconstitué un labyrinthe ressemblant comme deux gouttes d’eau à celui du titre originel. Ensuite, eh bien ils ont placé plusieurs micro-organismes à des endroits stratégiques.

Pac-Man

Pac-Man dans la vraie vie, ça ressemble un peu à ça.

Leur choix s’est porté sur des organismes très différents les uns des autres, des organismes qui avaient chacun leur propre rôle.

Pac-Man avec des microorganismes

Pac-Man était ainsi interprété par deux types d’organismes unicellulaires, et plus précisément par des ciliés et des euglènes. Les premiers sont des Euraryotes unicellulaires et ils mesurent en moyenne entre 30 et 300 μm. Amusant, mais ce n’est pas leur seule particularité car ils possèdent aussi deux noyaux : un micronoyau reproducteur et un macronoyau végétatif.

Les euglènes, eux, sont dérivés des Protistes flagellés et ils sont le plus souvent présents dans l’eau. Leur taille est généralement comprise entre 20 et 300 μm et ils sont incapables de se reproduire. Du moins pas à notre connaissance. Pour se multiplier, ils appliquent donc la méthode de la division longitudinale de la cellule.

Et les fantômes alors ? Ils étaient représentés par des rotifères. Ils mesurent entre 50 μm et 3 mm et ils sont un peu plus complexe que leurs amis. Leur corps est en effet constitué de plusieurs parties distinctes, et plus précisément d’une tête, d’un tronc et d’un pied. Ils vivent habituellement en eau douce et ils ont la fâcheuse habitude de se nourrir des autres microorganismes.

La nature est parfois d’une extrême violence.

Une véritable expérience à part entière

Mais revenons-en plutôt à cette expérience. Si les scientifiques de cette université norvégienne se sont amusés à reproduire Pac-Man, ce n’est évidemment pas pour rigoler. En réalité, ils souhaitaient surtout étudier les interactions entre ces différents organismes.

En procédant de la sorte, ils ont pu déterminer que les rotifères sont capables d’apprendre et d’évoluer en fonction de leur environnement.

Lorsqu’ils ont été placés dans le labyrinthe conçu par les chercheurs, ils ont commencé par se montrer à la fois lents et hésitants. Tout a cependant changé au bout d’une journée. Là, d’un coup, les rotifères ont commencé à se déplacer un peu plus vite, et à effectuer des mouvements mieux coordonnés. Les universitaires en ont déduit qu’ils avaient fini par trouver les traces des autres organismes.

Le bilan complet de l’expérience est disponible ici, pour celles et ceux que ça intéresse.

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