Palmer Luckey, papa de l’Oculus Rift, quitte Facebook

C’est sans véritable effet de surprise que Facebook a annoncé le départ de Palmer Luckey (cofondateur d’Oculus et créateur du fameux Rift) au 31 mars. Le jeune homme de 24 ans avait été progressivement mis sur la touche ces derniers mois après une affaire embarrassante l’ayant concerné au cours des dernières élections américaines.

Libertarien engagé, le jeune ingénieur avait pourtant financé à hauteur de 10.000 dollars Nimble America, un groupe pro-Trump ayant attaqué Hillary Clinton a de nombreuses reprises et souvent au travers de mèmes de mauvais goût et par le biais de plaisanteries misogynes.

Palmer Luckey

Palmer Luckey va quitter Facebook. Définitivement.

Présenté par la firme de Mark Zuckerberg comme un départ volontaire et regretté, nombreux sont ceux qui soupçonnent toutefois Facebook d’avoir purement et simplement congédié le jeune talent, après une succession de casseroles dont l’affaire Nimble America est le point d’orgue. Passé de l’ombre à la lumière en quelques années seulement, le jeune homme n’a visiblement pas su gérer cet itinéraire professionnel particulièrement riche en rebondissements, du moins pas de la meilleure des manières.

Un jeune talent de la Tech, comme seule l’Amérique semble savoir en pondre…

À l’image de Bill Gates qui a commencé à programmer chez ses parents, Palmer Luckey a démarré ses travaux sur le Rift depuis la caravane familiale. En 2012, l’intéressé récoltait rien de moins que 2.4 millions de dollars pour l’aider à développer son projet, et ce grâce à une campagne KickStarter d’anthologie.

Seulement 2 ans plus tard, en 2014, Oculus était racheté 2 milliards par Facebook et Luckey s’attirait déjà les foudres des geeks qui avaient soutenu financièrement ses travaux. Ces derniers s’étant sentis trahis par la soudaine bonne fortune du jeune prodige.

Une réputation vite compromise

Une succession de maladresses a par la suite contribué à la dégringolade du capital sympathie que Facebook et le public avaient pour Palmer Luckey. L’annonce d’un Rift à 700 dollars (alors que Luckey avait promis qu’il serait vendu à un prix abordable) avait ainsi clairement entamé l’enthousiasme des fans de son projet, l’affaire du soutien à Nimble America est ensuite passé par là.

Ses relations avec Facebook semblent cependant s’être nettement envenimées suite au procès perdu contre Zenimax. Si le jeune homme n’a pas – personnellement – volé de technologie au groupe, il est possible que Facebook l’ait en partie tenu pour responsable de cette mésaventure.

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