Palmer Luckey veut construire un mur frontalier virtuel entre les Etats-Unis et le Mexique

Palmer Luckey, co-fondateur de l’entreprise Oculus VR, se lance dans la surveillance des frontières. Le jeune entrepreneur de 25 ans a quitté sa société de réalité virtuelle en 2017 pour fonder une nouvelle start-up baptisée Anduril.

La jeune pousse a développé une technologie qui permet de surveiller la frontière entre les États-Unis et le Mexique via la réalité virtuelle.

Annoncé en juin 2017, ce projet de « mur virtuel » de Palmer Luckey a été baptisé Lattice. L’essentiel de la technologie repose sur l’intelligence artificielle afin de repérer les personnes qui tentent de rentrer illégalement sur le sol américain depuis le Mexique.

Le projet est actuellement testé par les services douaniers du sud de la ville de San Diego, dans l’État de Californie.

Comment fonctionne le mur virtuel de Palmer Luckey ?

La technologie Lattice d’Anduril est composée de plusieurs caméras et capteurs laser placés sur des poteaux d’une hauteur de dix mètres. Fonctionnant à l’intelligence artificielle, les caméras et capteurs sont capables de détecter le moindre mouvement dans un rayon de trois kilomètres. Le dispositif sait également faire la différence entre humain, animal et objet.

Ainsi, lorsque quelqu’un tente de traverser le « mur. » il est aussitôt repéré. Les gardes-frontières sont tout de suite informés de la situation via une notification. Ils peuvent vérifier la zone sans se déplacer grâce à un casque VR qui transmet les images en temps réel.

Des premiers tests et résultats concluants

Cela fait une dizaine de semaines que Lattice est en phase de test en Californie. Selon la protection des frontières américaines, la technologie aurait permis d’intercepter 55 immigrés clandestins, mais aussi de saisir 445 kilos de drogue. Avec des résultats aussi positifs, Palmer Luckey espère séduire la Maison Blanche et la Sécurité intérieure avec son projet.

Le jeune entrepreneur a de nombreux autres grands projets pour son entreprise. Il a laissé entendre qu’Anduril pourrait également se lancer dans le secteur militaire en fabricant des armes et des applications de réalité virtuelle ou augmentée.

Avec des telles performances, il est fort probable que les Etats-Unis ne soient pas le seul pays intéressé par cette technologie. En l’occurrence, cette dernière pourrait aussi attirer l’attention de tous les pays en proie à des problèmes de flux migratoire.