Paris va utiliser des algues pour assainir son air

Sous les traits d’une colonne Morris sera placé un « puits de carbone » destiné à assainir l’air parisien, tout en créant une chaîne de valorisation du CO2. Théoriquement, ce procédé, qui sera testé dans le 14e arrondissement de la capitale, est efficace et permettrait de capter une tonne de gaz carbonique par an. Ce nouveau concept est le résultat d’une collaboration entre le groupe Suez et la startup Fermentalg.

Derrière les parois de la colonne Morris, qui sera installée sur la Place Victor et Hélène Basch, va croître toute une colonie de microalgues qui se chargeront de dépolluer l’air parisien, de capter le CO2 et de produire de l’énergie verte. Ces organismes végétaux photosynthétiques pourront capturer autant de CO2 que 100 arbres.

Morris

L’expérimentation de ce dispositif prendra au moins un an sur le carrefour Alésia. Cependant, un premier test a été déjà réalisé dans les Hauts-de-Seine, Colombes, début janvier 2017.

Un puits de carbone de bon augure

Selon les scientifiques qui ont conçu ce nouveau genre de colonne Morris, « Un puits de carbone de un mètre cube d’eau permet de fixer une quantité de CO2 équivalente à celles de 100 arbres. » Donc avec ce type d’équipement, il est possible de piéger au moins une tonne de gaz à effet de serre à savoir le gaz carbonique.

Une porte-parole du cabinet de Célia Blauel, adjointe au maire du 14e arrondissement de Paris où la colonne est en cours d’installation a tenu à préciser que « Les travaux d’installation de la colonne ont commencé début avril 2017 et devraient s’achever début mai, pour une mise en service avant l’été. »

Comment ça marche ?

Les microalgues capturent le carbone dans un réservoir de quatre mètres de haut grâce à la photosynthèse. Les algues sélectionnées par la startup Fermentalg sont en effet en proie de CO2 et le fixent sous la forme d’une masse organique pour finalement produire de l’oxygène.

La colonne doit être connectée au réseau des eaux usées de la ville pour qu’il soit possible de remplacer en eau fraîche son contenu et permettre aux microalgues de se multiplier.

Elle doit aussi être connectée au réseau électrique pour alimenter les rangées de LED qui apportent aux microalgues la lumière dont ils ont besoin.