Parler n’est plus hébergé sur les serveurs d’Amazon et s’en agace

Twitter prend un nouveau tournant depuis que Donald Trump est banni définitivement. Une décision prise suite à l’attaque du Capitole par les partisans du président des Etats-Unis (jusqu’au 20 janvier). Certains soutiens de Donald Trump ayant pris l’habitude de se retrouver sur Twitter pour échanger des idées haineuses, le réseau social a décidé d’un grand nettoyage. Ces derniers se réunissent désormais sur des services alternatifs, comme Parler. Une application bannie des App Store et Play Store pour son contenu jugé comme de la désinformation, avec de nombreuses publications conspirationnistes.  

S’il reste des techniques assez aisées pour récupérer l’application sur son smartphone, le réseau social est désormais inaccessible côté serveurs.

Crédit : Parler

Amazon a décidé de ne plus héberger Parler, provoquant la réaction du service, comme le rapporte The Verge.

Amazon décide de mettre hors-ligne Parler, dont personne ne veut

Parler est dans une situation délicate. Amazon a décidé de ne plus héberger le réseau social, jugeant que celui-ci propose du « contenu qui encourage ou incite à la violence contre les autres » et « pose un véritable risque pour la sécurité publique ». Une décision prise alors que plusieurs utilisateurs de Parler encourageaient l’attaque du Capitole, mercredi dernier, avec plusieurs publications qui n’ont pas été supprimées. 

C’est en 2018 que Parler a été lancé, présenté comme le véritable réseau social de la liberté d’expression. Son nombre d’utilisateurs a largement augmenté ces derniers temps, notamment après la décision prise par Twitter de supprimer le compte de Donald Trump. Sans oublier une explosion des théories du complot sur Parler à propos d’une élection présidentielle qui aurait été truquée, volée par Joe Biden.

Le PDG de Parler, Johny Matz, a publié sur le réseau social que Amazon, Google et Apple travaillent ensemble pour lui mettre des bâtons dans les roues, ajoutant qu’ils « ne gagneront pas ! Nous sommes le dernier espoir dans le monde pour la liberté d’expression et la libre information ».

L’homme précise également que Parler pourrait être hors-ligne pendant au moins une semaine alors « que nous reprenons depuis le début ».

Parler, pour continuer à exister, va devoir trouver un nouvel hébergeur qui accepte son contenu jugé comme violent, haineux et complotiste.