Parler dépose une autre plainte contre Amazon

Parler intente un nouveau procès contre Amazon Web Service (AWS), une filiale d’Amazon qui fournit des services de cloud computing. La tension entre les deux entreprises est à son comble depuis la prise d’assaut du Capitole américain il y a deux mois. Pour rappel, les partisans de l’ancien président des Etats-Unis Donald Trump, n’étant pas satisfaits des résultats des élections américaines du mois de novembre dernier, se sont rendus au Capitole le 6 janvier 2021.

Après avoir constaté qu’un contenu de Parler a incité les manifestants à la violence, Amazon a arrêté d’héberger le site web de Parler. Cette décision a mis l’entreprise hors circuit pendant un mois. L’application a été restaurée il y a deux semaines.

Crédit : Parler

Si l’on en croit le PDG de Parler, son entreprise a pris son envol après cet incident. « Nous ne dépendons plus des grosses plateformes, alors on peut considérer que notre futur est sécurisé » a-t-il déclaré.

Les chefs d’accusation

En gros, Parler dénonce une tentative présumée du géant des commerces électroniques de détruire son application. Selon le PDG de l’entreprise, l’application de médias sociaux est « victime des efforts d’Amazon pour détruire une entreprise technologique en plein essor par une conduite trompeuse, diffamatoire, anticoncurrentielle et de mauvaise foi ». De plus, Parler trouve scandaleux qu’AWS se soit permis de rompre le contrat des deux sociétés sans donner de préavis.

Cette fois, Parler a déposé sa plainte devant la cour de l’Etat de Washington. Le même jour, le 2 mars 2021, le réseau social de microblogging prisé par les Américains partisans de droite a abandonné un procès fédéral contre Amazon. L’entreprise n’a donné aucune explication justifiant cette décision.

A l’issue du nouveau procès, Parler espère obtenir plusieurs dommages-intérêts.

Parler est dans le tort selon Amazon

De son côté, Amazon soutient que Parler est dans le tort. « Comme le montrent les preuves dans le procès fédéral de Parler, il était clair qu’il y avait un contenu important sur Parler qui encourageait et incitait à la violence contre les autres, ce qui est une violation de nos conditions de service … De plus, Parler n’a pas pu ou n’a pas voulu identifier et retirer rapidement ce contenu» a déclaré un représentant de la société à The Verge.

Il est à noter qu’Amazon n’était pas la seule entreprise à avoir mis un terme à sa collaboration avec Parler. Google et Apple ont également retiré l’application de leurs magasins respectifs.

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