Parler, réseau social polémique, est de retour (mais sans ses publications)

Parler, c’est l’histoire d’un réseau social peuplé de complotistes, suprémacistes et partisans de la violence. Le service s’est récemment fait connaître par le grand public après l’attaque du Capitole. De nombreux manifestants anti-démocratiques s’étaient rassemblés sur Parler pour organiser l’émeute. Il faut dire que pour les inscrits, la modération n’existe pas. Une large majorité des messages interdits sur les autres réseaux sociaux car appelant à la haine est ici autorisée. Il n’en fallait pas moins pour que Parler soit indisponible sur l’App Store et le Play Store puis expulsé des serveurs d’Amazon.

Parler a ensuite trouvé refuge sur des serveurs situés en Russie, alors hors-ligne pendant plus d’un mois.

Crédit : Parler

Mais comme l’explique The Verge, le réseau social polémique signe son grand retour en ligne.

Parler est de retour mais dépourvu de ses publications

Parler est de retour en ligne. Seuls les comptes ont été récupérés, comme celui de Sean Hannity, animateur sur Fox News, chaîne préférée de Donald Trump connue pour être très conservatrice. En revanche, il faut tirer un trait sur les publications, toutes disparues avec cette renaissance. Pour le moment, on ne sait pas où est hébergé Parler, mais beaucoup misent sur la Russie.

Car si Parler se dit pour la liberté d’expression et apolitique, c’est clairement la classe politique conservatrice qui se donne rendez-vous là-bas. Sans oublier les théoriciens du complot, adeptes des appels à la haine et suprémacistes. Une présence que beaucoup pointent du doigt, accusant Parler de ne pas modérer le contenu violent.

Si Parler est désormais dépouillé de ses messages, John Matz, son dirigeant, était bien au courant. Lors de la mise hors-ligne du réseau social, l’homme avait expliqué qu’il faudrait « tout reprendre depuis le début ». Ce dernier s’était également positionné contre Amazon, Google et Apple, accusés de lui des bâtons dans les roues. John Matz avait alors expliqué qu’ils  « ne gagneront pas ! Nous sommes le dernier espoir dans le monde pour la liberté d’expression et la libre information ».

L’homme a depuis été évincé du Conseil d’Administration de Parler. L’hébergement du réseau social sur des serveurs russes serait à l’origine de cette décision de l’écarter.

Mots-clés parler