Une particule d’antimatière extrêmement puissante s’est écrasée en Antarctique

Une pluie de très puissantes particules d’antimatière s’est abattue sur Antarctique. L’observation du phénomène confirme davantage le modèle standard de la physique des particules.

Les chercheurs ont récemment confirmé la collision d’une particule d’antimatière extrêmement puissante avec la glace antarctique. L’évènement remonte à décembre 2016, mais n’a été dévoilé que récemment. Il semble avoir déclenché une cascade de particules secondaires. Connu sous l’appellation de « résonance de Glashow », ce phénomène est resté pendant longtemps au stade d’une simple théorie. En fait, il requiert une incroyable quantité d’énergie pour se déclencher. 

Photo de David Mark – Pixabay

Les besoins en puissance sont tellement élevés que même les accélérateurs de particules les plus puissants ne peuvent assurer la tâche. Autant dire que les chercheurs n’espéraient avoir aucune preuve tangible de l’existence de la résonance de Glashow. Mais la réalité a désormais changé. Maintenant que cette preuve est obtenue, ils peuvent aller plus loin dans leurs recherches dans le domaine de la physique subatomique.

À noter tout de même que les scientifiques de l’observatoire de neutrinos IceCube en Antarctique auront mis plus de quatre ans pour prouver l’existence de la résonance de Glashow.

Une énergie de 6,3 pétaélectronvolts

La résonance de Glashow implique la collision entre un antineutrino – ou même un neutrino ordinaire – et un électron avec tellement d’énergie que cela produit une particule relativement grande appelée boson W.

L’antineutrino de décembre 2016 possède une énergie de 6,3 pétaélectronvolts (PeV). Cette valeur représente environ 450 fois l’énergie que le Grand collisionneur de hadrons (LHC) est capable de générer. Pour rappel, le LHC est un accélérateur de particules installé dans la région frontalière entre la Suisse et la France, entre la périphérie nord-ouest de Genève et le pays de Gex.

6,3 PeV étant impossible à produire, les scientifiques n’ont pas d’autre choix que d’attendre que des évènements naturels du genre se produisent.

Une théorie qui date de 1960

Pour l’heure, les chercheurs de l’IceCube ignorent l’origine de cette particule d’antimatière qui a percuté la glace de l’Antarctique en 2016. Sa provenance spatiale reste la seule certitude.

Rappelons que la résonance de Glashow est l’œuvre de Sheldon Lee Glashow. Elle a été abordée pour la première fois par le physicien américain entre 1959 et 1960. Glashow spéculait dans ses travaux de l’époque que la collision d’un électron avec un antineutrino suffisamment puissant pouvait produire un boson W.

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