Pas de délai accordé, Uber et Lyft devront inévitablement requalifier le statut de leurs chauffeurs

La tension monte entre le tribunal de Californie et les sociétés de covoiturage Uber et Lyft. Suite à l’action intentée par Xavier Becerra, procureur général de Californie et quelques avocats de la ville, Uber et Lyft, vont devoir reconsidérer le statut de leurs conducteurs dans les jours à venir.

La demande de sursis à exécution faite par les deux sociétés a, en effet, été rejetée par le tribunal dans une décision rendue jeudi. De ce fait, Uber et Lyft n’auront plus le choix et doivent reconnaître les conducteurs en tant que salariés à plein temps dès la semaine prochaine. Plus précisément, l’ordonnance rendant obligatoire cette mesure entrera en vigueur le jeudi 20 août.

Photo d'un homme au volant

Photo de Jackson David. Crédits Pixabay

Tout en continuant de se battre pour l’obtention d’ un délai supplémentaire, Uber et Lyft craignent de devoir arrêter leurs services pendant un certain temps.

L’ordonnance entrera en vigueur la semaine prochaine

Jeudi dernier, la cour supérieure de la Californie s’est prononcée et refuse la demande de sursis introduite par Uber et Lyft. De ce fait, l’ordonnance obligeant ses sociétés à qualifier ses conducteurs en « employés » sera applicable dès jeudi prochain.

Ethan Schulman, le juge qui a prononcé l’injonction préliminaire a reconnu que la qualification des conducteurs en employés à temps plein constitue forcément une charge financière importante pour Uber et Lyft. Néanmoins, il pense que cela n’empêche pas une requalification.

Ainsi, pour éviter une suspension de ses activités, Uber envisage d’interjeter un appel dans les plus brefs délais. De son côté, Lyft compte renouveler sa demande de sursis auprès de la cour d’appel.

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Uber et Lyft prévoient une interruption de leurs activités

Selon Uber et Lyft, ils n’auront pas d’autre choix que de fermer leurs portes si les nouvelles demandes de sursis échouent.

À cet effet, les avocats d’Uber soulignent que : « Uber sera presque certainement obligé de fermer la plateforme Rides en Californie si l’injonction entre en vigueur, ce qui nuirait irréparablement à Uber et à tous ceux qui comptent sur (…) Rides pour générer des revenus pour eux et leurs familles – en particulier au beau milieu d’une pandémie ».

En attendant la suite de l’affaire, Uber et Lyft campent sur leurs positions et veulent renforcer le soutien à la Prop 22, une alternative dans laquelle les deux sociétés pourront conférer certains avantages aux conducteurs même si ces derniers gardent leurs statuts de « sous-traitants ».

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