Un pédophile condamné pour avoir utilisé Snapchat

Snapchat s’est retrouvé au cœur d’une étonnante affaire un peu plus tôt dans la semaine. Un délinquant sexuel a en effet été reconnu coupable d’avoir enfreint une ordonnance de prévention des infractions sexuelles au Royaume-Uni après avoir utilisé la solution. Il s’agit d’un cas historique.

David King a une vingtaine d’années et il a été condamné à une peine de seize mois de prison en septembre 2013 pour avoir eu à deux reprises des relations sexuelles avec une personne mineure et pour possession de contenus à caractère pédopornographique.

Snapchat

Suite à cette affaire, il a également été placé sur le registre des délinquants sexuels et les autorités lui ont fermement interdit d’avoir des contacts sans surveillance avec des personnes âgées de moins de seize ans.

King a été condamné pour avoir eu des rapports sexuels à deux reprises avec une personne mineure

Toutefois, King n’a pas respecté les instructions données par la cour et il a ainsi été emprisonné en février 2014 après avoir contacté à cinq reprises son ancienne victime et après avoir organisé un rendez-vous dans un hôtel.

Il a été relâché après avoir purgé sa peine, avec les mêmes obligations.

Le tribunal lui avait notamment interdit d’utiliser un appareil électronique incapable de conserver et d’afficher son historique de navigation. Une fois encore, l’homme n’a pas respecté sa part du contrat et il a ainsi utilisé Snapchat à plusieurs reprises.

Comme chacun le sait, la solution imaginée par Evan Spiegel est assez différente des applications sociales traditionnelles. Elle permet en effet à l’utilisateur de définir une durée de vie pour tous les messages envoyés.

Une première au Royaume-Uni

En conséquence, les autorités ont déterminé que King n’avait pas respecté ses engagements puisqu’il avait utilisé une solution ne conservant aucun historique de navigation. Durant son audition, l’homme a reconnu savoir comment fonctionnait la solution, tout en indiquant qu’il pensait que ses contenus étaient tout de même conservés quelques part.

David Griffith-Jones, le juge chargé de l’affaire, n’a cependant pas été très sensible à ses arguments. Il a notamment déclaré que Snapchat faisait précisément partie des solutions que les délinquants sexuels feraient mieux d’éviter. En conséquence, il a condamné l’homme à une peine de dix semaines de prison avec sursis. King devra donc encore faire ses preuves pendant douze mois. La prochaine infraction l’enverra tout droit en prison.

Selon le Telegraph, c’est la toute première fois qu’un délinquant sexuel se retrouve devant un tribunal pour avoir violé une ordonnance de prévention des infractions sexuelles en ayant utilisé Snapchat.

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