Pendant ce temps, des chercheurs réfléchissent déjà aux virus capables de déclencher de nouvelles pandémies

Jusqu’à présent, le Sars-CoV-2 a infecté 136 millions de personnes dans le monde. Malheureusement, 2,94 millions d’individus ont perdu la vie dans cette crise sanitaire. Alors que nous sommes loin d’être sortis d’affaire, des chercheurs se préparent déjà à affronter de possibles futures pandémies.

Zoë Grange de l’Université de Californie à Davis, et ses collègues ont en effet mis au point un outil en ligne baptisé SpillOver. Sur cette plateforme contenant toute une liste de virus potentiellement capables de provoquer une pandémie, les virus ont été classés selon 32 facteurs bien précis.

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Grâce à SpillOver, la communauté scientifique peut désormais suivre de près les virus susceptibles de passer de l’animal à l’être humain, pour ensuite engendrer des crises sanitaires, à l’instar du Sars-CoV-2. Cette base de données contenant des informations sur des milliers de virus est accessible pour tout chercheur souhaitant contribuer à la prévention d’éventuelles pandémies.

Comme le Sars-CoV-2, de nombreux virus ont un potentiel zoonotique

Selon Grange, le Sars-CoV-2 fait partie des innombrables virus zoonotiques, comprenez par-là des virus pouvant passer de l’animal à l’homme. Parmi les 500 000 dangereux virus présents dans la liste de SpillOver, 250 d’entre eux sont officiellement zoonotiques. Heureusement, tous les virus n’ont pas cette aptitude.

Afin d’identifier ceux qui sont susceptibles de se propager dans la population, les scientifiques ont établi un système de notation pour classer les virus selon les risques qu’ils présentent. Pour ce faire, Zoë Grange et ses compères se sont basés sur 32 critères spécifiques.

Nous pouvons par exemple énumérer le nombre d’espèces qu’un virus a infecté jusqu’à maintenant, ou encore la fréquence d’interaction entre les animaux déjà contaminés et l’homme. Parmi les virus qui ne sont pas encore zoonotiques, mais que l’on doit surveiller de près, nous avons les coronavirus 229E et PREDICT CoV-35. Ces dernières proviennent également des chauves-souris.

Une initiative pour nous prémunir d’éventuelles nouvelles pandémies

Selon les chercheurs, SpillOver est à la base une plateforme de crowdsourcing. Toute la communauté scientifique de ce fait sera en mesure de la mettre à jour.

Ce nouveau genre de collaboration internationale offrira la possibilité de débusquer une menace, bien avant qu’elle ne puisse se répandre. Et grâce à SpillOver, les experts de la santé pourront élaborer des traitements préventifs et/ou curatifs, avant qu’un virus ne provoque une pandémie.

On pourra peut-être ainsi éviter qu’une catastrophe comme celle que nous vivons actuellement ne se reproduise. Croisons les doigts.

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