Persévérance utilise les mêmes processeurs que les iMac des années 90

Persévérance a posé ses roues sur Mars après un long voyage à travers l’espace. Un nouveau succès pour la NASA qui va désormais disposer de nouveaux instruments pour étudier la planète rouge et, peut-être, faire toute la lumière sur les formes de vie qui pourraient exister là-bas.

Ce ne sont cependant pas les missions du rover qui nous intéressent, mais plutôt sa configuration.

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Car en effet, ce que vous ne savez peut-être pas, c’est que le rover partage quelques points communs avec les iMac des années 90.

Persévérance et les iMac G3, même combat

Un rover n’est, dans l’absolu, pas très différent d’un ordinateur. Contrairement à un véhicule traditionnel, il ne dispose effectivement pas d’un opérateur sur place pour le guider et il doit donc faire preuve d’un minimum d’autonomie.

Sous le capot de Persévérance se trouvent ainsi des processeurs composés de 10,4 millions de transistors. Un chiffre impressionnant, mais bien en dessous de ce que proposent désormais nos smartphones.

Le rover martien a en effet besoin de moins de puissance pour accomplir les tâches qui lui sont confiées.

Toujours est-il que ces fameux processeurs ne sont pas des inconnus au bataillon, bien au contraire. Comme le rapporte le New Scientist, les concepteurs de Persévérance ont fait le choix de s’appuyer sur des processeurs PowerPC similaires à celui qui était embarqué dans les années 90 sur les iMac G3 : le PowerPC 750.

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C’est dans les vieux pots que l’on fait les meilleures soupes

Une puce ancienne, et finalement peu puissante. Elle ne comporte en effet qu’un seul coeur cadencé à 233 MHz. On est donc bien loin des processeurs Intel ou AMD de maintenant.

Pourquoi un tel choix ? Seule la NASA le sait, mais ce n’est pas la première fois que l’agence spatiale préfère se tourner vers une puce ancienne. En réalité, ces puces ont pour mérite d’être connues et suffisamment documentées pour pouvoir anticiper d’éventuels problèmes. Et on le sait, s’il est relativement facile de dépanner l’ordinateur de belle maman, la tâche est un peu plus ardue pour un rover situé sur une autre planète.

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