Petites Luxures : les illustrations érotiques qui enflamment Instagram

Petites Luxures n’est pas un compte Instagram tout à fait comme les autres. Il fait en effet dans l’érotisme suggéré, un érotisme délicieux et grivois. A consommer sans modération.

Petites Luxures est actif depuis novembre 2014, date à laquelle son tenancier – ou sa tenancière – a partagé sa toute première illustration. Plutôt mignonne, elle laissait apparaître une petite culotte reposant négligemment contre les chevilles de sa propriétaire avec un téléphone posé plus loin et affichant un simple message de bienvenue.

Petites Luxures

Depuis, des centaines d’autres illustrations l’ont rejoint, ainsi que plusieurs centaines de milliers d’abonnés.

Petites Luxures, l’érotisme suggéré

Petites Luxures a en effet réussi à fédérer autour de ses délicieux croquis une impressionnante communauté de fans, une communauté composée à l’heure actuelle d’un peu plus de 716 000 membres.

Un succès éclatant et totalement mérité. Amusants et décalés, ces croquis ne montrent rien et ils se contentent finalement de suggérer des corps, des sexes, des lèvres et de sulfureuses empoignades, avec un réalisme à la fois cru et cinglant. Telle une version stylisée des anciennes estampes japonaises de l’ukiyo-e, ces illustrations viennent ainsi flirter avec notre imaginaire le plus primal. C’est d’ailleurs ce qui les rend aussi redoutables.

Mais Petites Luxures ne se contentent pas d’éveiller nos sens. Il fait aussi fonctionner nos méninges et chaque croquis s’accompagne ainsi d’une légende reposant le plus souvent sur un jeu de mots fripon. Avec, parfois, des clins d’œil très appuyés en direction de notre actualité.

Des croquis qui suggèrent plus qu’ils ne montrent

Une fois n’est pas coutume, l’auteur de ces truculentes illustrations n’est pas originaire d’une lointaine contrée… mais de l’hexagone. Et plus précisément de sa capitale.

C’est cependant tout ce que l’on sait à son sujet. L’artiste tient en effet à conserver son anonymat afin de rester totalement libre dans ses créations sans avoir à craindre le moindre jugement de la part de ses pairs et de ses détracteurs. Un choix compréhensible et plutôt censé.

En dépit de sa quête d’anonymat, il avait tout de même accepté de répondre l’année dernière aux questions du Nouvel Obs. Il avait notamment profité de l’échange pour révéler avoir suivi un cursus complet en Arts appliqués.