Piratage de données militaires, la tension s’intensifie entre les deux Corées

D’après les informations émises par Séoul, des hackers nord-coréens auraient pu accéder aux données militaires du Centre intégré de la Corée du Sud. En septembre, environ 235 Gb de données, dont le dernier plan d’opérations américano-sud-coréennes ont ainsi été dérobés lors de la cyberattaque. Cette information est émise par l’agence de presse Yonhap.

Le fameux plan américano-sud-coréen (OPLAN 5015) est un programme de défense de la Corée du Sud. Ce plan utilise les forces aériennes et des forces marines. Censé défendre le territoire sud-coréen, le plan prévoit également la prévention des missiles et l’élimination de l’élite dirigeante de la Corée du Nord.

Kim Jong-un fanboy : image 1

Suite à cette accusation, Pyongyang a nié toute implication sur ces faits. Il reproche ainsi à Séoul de proférer des accusations sans fondement.

La Corée du Sud en appelle aux États-Unis

La guerre de Corée a débuté en 1950 jusqu’en 1953. La Corée du Sud, appuyée par les Nations Unies, a été opposée à la Corée du Nord, soutenue par la République populaire de Chine et l’Union soviétique. Ainsi, le Nord a mis en place un gouvernement communiste et le Sud a opté pour un gouvernement pro-américain.

Pour le renforcement de leur alliance, des exercices militaires ont été effectués conjointement entre les États-Unis et la Corée du Sud le mois d’août dernier.

Des soldats américains et sud-coréens se sont donc entraînés dans le but de contrer d’éventuelles offensives nord-coréennes. Cet exercice conjoint nommé « Ulchi-Freedom Guardian » ou UFG s’est tenu dans le centre de la Corée du Sud. 15 hélicoptères et des centaines de policiers ont été mobilisés durant dix jours, afin de mener à bien cette manœuvre.

Le début d’une guerre nucléaire ?

La Corée du Sud se sent provoquée davantage par son adversaire. La Corée du Nord a effectué un premier essai de lancement de missile en juillet. Ce missile était censé être un missile intercontinental à portée intermédiaire.

Or, après confirmation des Américains, le missile s’agissait d’un ICBM (missile balistique à portée pouvant atteindre plus de 5 600 km).

Face à cette provocation, le président Moon a ordonné des tirs de missiles balistiques intercontinentaux. Les forces sud-coréennes et américaines ont donc effectué des tirs lors d’un exercice simulant une attaque contre la Corée du Nord. Un message d’avertissement qui ne restera pas sans doute sans réponse de la part du dirigeant Kim Jong-un.

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