Piratage d’iPhone : le FBI gardera l’information secrète

Le FBI a été obligé de hacker l’iPhone 5C suite à l’attentat de San Bernardino. L’agence gouvernementale a réussi tant bien que mal à décrypter l’appareil sans avoir eu à recourir aux experts d’Apple. Toutefois, les médias ont réclamé le droit de connaître la méthode qu’avait employée le FBI pour réussir cet exploit.

Une réclamation à laquelle le tribunal américain a vite fait de trancher puisque le FBI ne dévoilera aucune miette de la technique qu’il a employée. Ni le nom du pirate, ni la méthode mise en œuvre, ni la somme dépensée ne seront pas divulgués aux médias.

Brûlure coque iPhone 5c

Rappel des faits ! Deux individus sont entrés de force dans un établissement pour SDF et ont fait quatorze morts et vingt-et-un blessés. Les deux assassins ont succombé aux balles des policiers durant la poursuite, ne laissant au FBI qu’un iPhone 5C.

Apple refuse de collaborer avec le FBI

Pour le FBI, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’une attaque terroriste. Le nom d’un des défunts tireurs se nommait Syed Farook. Ce dernier était d’ailleurs le propriétaire du téléphone retrouvé par le FBI.

Le déchiffrement de cet appareil fait l’objet depuis deux ans d’un litige tant politique que médiatique entre le FBI, Apple et les médias.

Le FBI ne pouvait pas se permettre d’utiliser les techniques de déchiffrement brut qui consistent à essayer des millions de combinaisons. La raison en est simple, l’iPhone se bloque après dix essais de code erronés. Apple, de son côté, a systématiquement refusé de concevoir une backdoor pour déverrouiller l’appareil.

Les médias n’obtiennent pas gain de cause

Apple a en effet exprimé ses craintes quant à l’utilisation que pourrait faire le FBI de cette méthode de hacking.

Attaqué de toute part, Apple a fini par saisir la justice, mais la firme a finalement retiré sa plainte en déclarant que l’attaque a été effectuée par une tierce personne. La nouvelle du piratage d’iPhone a suscité rapidement l’intérêt de plusieurs médias tels que USA Today, Vice News et l’agence Associated Press.

Ces médias ont intenté une action en justice sur base du droit à l’information. La juge fédérale les a néanmoins déboutés de leur action dans son jugement du samedi 30 septembre 2017. Elle a ainsi déclaré que le FBI pouvait tenir les moyens et ressources qu’il avait employés confidentiels.

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