Piratage électoral : Obama tire à boulets rouges sur Poutine

Il ne reste plus très longtemps avant que Barack Obama ne quitte la maison blanche, mais cela ne l’a pas empêché de prendre la parole lors d’une conférence de presse, le 16 décembre dernier. Durant l’événement, il a clairement évoqué la polémique du piratage des comptes du Comité du Parti Démocrate et du directeur de compagne d’Hillary Clinton. Une partie de la presse américaine attribue cet acte à la Russie. Le Président semble être lui aussi de cet avis.

Julian Assange, le fondateur de WikiLeaks, ne partage cependant pas ce point de vue. D’après lui, la Russie n’aurait strictement rien à avoir dans cette affaire et la fuite proviendrait ainsi de sources internes au pays.

Obama Poutine

Obama s’en est directement pris à Poutine dans son dernier discours.

Il a donc suggéré au gouvernement américain de fournir les preuves qui peuvent justifier l’implication du gouvernement russe.

Obama tire à boulets rouges sur Poutine

Vladimir Poutine était au centre du viseur d’Obama et des questions des journalistes : “Si un gouvernement étranger, quel qu’il soit, tente d’entacher l’intégrité de nos élections, nous devons agir”, réagit-il.

Il n’a d’ailleurs pas mâché ses mots. Après avoir évoqué ce qu’il estime être un “hack d’état”, il a en effet directement visé Vladimir Poutine en déclarant que le chef du gouvernement était au courant de tout ce qui se passe dans son pays.

Il a ensuite continué en s’en prenant directement à la Russie et en la qualifiant de “petit pays” qui “ne produit rien que les gens aient envie d’acheter” et qui passe son temps à chercher à affaiblir les autres nations, et notamment les États-Unis.

Obama n’est pas le premier à s’en prendre aussi vivement au chef d’état russe. Ben Rhodes, un de ses conseillers, avait clairement souligné l’implication de l’ancien membre du KGB. D’après lui, une telle opération n’aurait pu être menée sans que Vladimir Poutine ne soit au courant. Il avait même indiqué à l’époque que le chef du gouvernement russe était responsable en dernier ressort des agissements de ses administrés, et par extension du pays.

La tension monte

La tension monte, et pas uniquement entre les États-Unis et la Russie.

De nombreux Américains ont effectivement peur de voir le pays basculer vers le fascisme à cause du mécontentement des démocrates. Le sujet divise en effet le peuple et si certains ont accepté sans discuter les résultats des dernières élections, d’autres continuent à dire que toute la campagne était truquée d’avance.

En attendant, les opérations de recomptage menées dans plusieurs états n’ont rien donné pour le moment. Le FBI, pour sa part, a rejoint les analyses de la CIA et il pense ainsi que la Russie a bien agi pour influencer le cours des élections américaines.

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