Piratage IPTV : le nouveau défi des ayants droit

Alors que l’année 2017 a été plutôt positive pour les ayants droit, une nouvelle forme de piratage fait parler d’elle en ce début 2018, le piratage IPTV. Ce dernier offre la possibilité de visionner en direct et presque gratuitement des chaînes payantes grâce à un boîtier Android préconfiguré, derrière lequel se cachent des groupes peu respectueux des droits d’auteur.

Pour l’instant, le piratage IPTV n’est pas encore très répandu en France. Les internautes français ne seraient que 4 % à utiliser ce genre de boîtier. L’Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle, l’ALPA, n’est d’ailleurs pas inquiète. Pour l’instant, elle préfère concentrer ses efforts sur son combat contre le live streaming sur internet.

Télévision espion

Ailleurs en Europe et en Amérique du Nord en revanche, c’est une véritable guerre qui oppose les ayants droit aux organisations à l’origine de cette forme de piratage.

Le pire cauchemar des chaînes payantes

Le piratage IPTV est une véritable plaie pour les chaînes payantes quand on sait qu’il offre la possibilité d’accéder à leur contenu pour une somme dérisoire. Une infrastructure récemment démantelée en Bulgarie offrait la possibilité de visionner jusqu’à 1 200 chaînes pour seulement 20 euros par mois. Si on en croit TorrentFreak, le réseau comptait pas moins de 500 000 abonnés avec un chiffre d’affaires annuel d’une soixantaine de millions d’euros.

L’Amérique du Nord est la plus touchée par ce type de service. D’après les statistiques publiées par le cabinet d’étude Sandvine, ce type de piratage est parvenu à rassembler environ sept millions d’abonnés, ce qui représente à peu près 6,5 % des foyers américains. Le Royaume-Uni est également très touché avec 4,9 millions d’abonnés.

La guerre est ouverte, de puissants ayants droit comme Netflix, Disney et Universal ont porté plainte contre Dragon Box, boitier usant de la technologie du piratage IPTV et ses fabricants.

France, l’ALPA a-t-elle raison de ne pas s’inquiéter ?

Dans l’Hexagone, le piratage IPTV ne représente pas encore une véritable menace, avec seulement 4 % de Français à disposer d’un boîtier.

L’ALPA n’en fait d’ailleurs pas sa priorité, arguant qu’en France, le développement des boîtiers préconfigurés est relativement faible. Cela s’explique peut-être par le fait que le paramétrage des boîtiers est assez complexe.