Piratage : un site de retransmission de chaînes télévisées a fermé ses portes

En mai dernier, un adolescent âgé de seize ans a créé un site de streaming baptisé Artv.watch. La plateforme diffusait le contenu de cent soixante-seize chaînes de télévision. Elle permettait ainsi aux internautes français d’économiser et aux internautes qui vivent hors de l’Hexagone de regarder les programmes français. Dernièrement, le site a été fermé et le garçon a été mis en garde à vue pour retransmission illégale.

La fermeture a eu lieu le 6 décembre dernier, huit mois après le lancement du site. Artv.watch était tellement sophistiqué que les enquêteurs de la police de Bordeaux ont eu du mal à retrouver l’auteur. Ce dernier a récemment été remis en liberté. Néanmoins, il lui reste encore une amende à payer.

Télévision espion

Vizio a été condamné par la justice pour avoir espionné ses clients… à leur insu.

Dans la poursuite, la police a travaillé de concert avec l’Alpa (Association de lutte contre la piraterie audiovisuelle).

Il reconnaît son erreur

L’adolescent a publié une vidéo de trois minutes dans laquelle il affirme qu’il regrette d’avoir créé le site. Il a souligné qu’il ne savait pas qu’il était en train de commettre un délit. Il a également noté qu’il n’avait aucune mauvaise foi. Son initiative aurait été motivée par la volonté de partager l’accès à ses amis sur Twitter qui habitent en France ou bien à l’étranger.

En outre, le petit génie a avoué ne pas avoir les moyens de payer l’amende. Toutefois, faisant preuve de maturité, il a été clair sur le fait qu’il ne veut pas qu’on lui vire de l’argent pour une faute qu’il admet en être le seul responsable.

Il a également écrit le texte qui suit dans la séquence qu’il a publiée : « Avis à toute personne voulant faire un site dans le même genre, je vous le déconseille fortement. Du côté pénal, cela peut aller jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 300.000 euros d’amende ».

Il empochait 184 euros par jour

Néanmoins, le site de streaming était lucratif. Selon les statistiques délivrées par Hypestat, la plateforme permettait à son administrateur d’empocher 184 euros par jour grâce aux publicités. Chacun de ses 13.150 visiteurs auraient consulté quatre pages à chaque visite. Soixante-dix pour cent des abonnés étaient domiciliés en France.

Le plus intrigant est le caractère sophistiqué d’Artv.watch. Le site avait été enregistré auprès d’une société enregistreuse britannique. Il affichait une adresse postale aux Bahamas. Afin d’optimiser le transfert de données, l’adolescent avait utilisé la technologie mise à disposition par Cloudflare. Par conséquent, l’hébergeur était difficile à localiser.

https://www.youtube.com/watch?v=xVTvSfT1uvU

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