Planet Nine : les recherches progressent et on sait même à quoi ressemble la planète

Planet Nine a fait couler beaucoup d’encre depuis le début de l’année et cela n’a rien de surprenant car ce n’est pas tous les jours qu’on pense avoir détecté une nouvelle planète dans le système solaire. Matthew Holman et Matthew Payne, du centre d’Harvard pour l’astrophysique, pensent d’ailleurs avec une idée de la zone où elle se trouve.

Cette planète a commencé à faire parler d’elle au mois de janvier. En observant cinq objets transneptuniens situés dans la ceinture de Kuiper, Michael E. Brown et Konstantin Batygin ont trouvé d’étranges similitudes sur leur trajectoire.

Chasse Planet Nine

Planet Nine n’a pas encore fini de faire parler d’elle.

Ils ont donc fait des calculs pour savoir si le phénomène pouvait s’expliquer par l’attraction de notre étoile mais ils se sont rapidement rendus compte que ce n’était pas possible compte tenu de la distance les séparant du Soleil.

Planet Nine fait beaucoup parler d’elle depuis le début de l’année

La ceinture de Kuiper se trouve en effet assez loin de notre étoile. Elle est située au delà de l’orbite de Neptune et elle se constitue de plusieurs milliers de corps célestes. Dans le lot, on trouve notamment des astéroïdes mais aussi des planètes naines telles que Pluton, Makémaké ou encore Hauméa.

En tout et d’après les mesures effectuées par les agences spatiales mondiales, la zone contiendrait un peu plus de 70 000 corps d’un diamètre supérieur à 100 kilomètres.

Les deux astronomes ont continué à faire des calculs et ils en sont venus à la conclusion que la trajectoire de ces six objets était en réalité influencé par un autre corps céleste, et plus précisément par… une planète.

Fait intéressant, ce n’est pas la première fois que cette neuvième planète fait parler d’elle car des astronomes avaient déjà évoqué sa possible existence en 2014 dans un article publié dans la revue Nature.

Toujours est-il que les deux amis ont continué à examiner les autres objets situés dans la ceinture de Kuiper pour tenter de trouver de nouvelles correspondances. Ils ont alors découvert qu’un sixième objet partageait des caractéristiques communes avec les cinq autres.

Harvard s’intéresse aussi à la neuvième planète du système solaire

Ils ne sont évidemment pas les seuls à s’intéresser à Planet Nine et deux autres chercheurs travaillant pour Harvard se sont aussi lancés à ses trousses. Ils ont d’ailleurs décidé de s’appuyer sur la sonde Cassini pour réduire la zone de recherche.

Cette sonde est le fruit d’une collaboration entre la NASA, l’ESA et l’agence spatiale italienne. Elle a décollé de notre planète en 1997 et elle est arrivée aux abords de Saturne en 2004. Sa mission est assez simple car elle consiste à étudier la planète et ses anneaux.

Elle était initialement prévue pour durer quatre ans mais les agences citées un peu plus haut ont décidé de la prolonger de quelques années, jusqu’en septembre 2017

Les deux chercheurs de Harvard se sont donc appuyés sur les données capturées par Cassini afin de tenter de déterminer la zone dans laquelle pourrait se trouver Planet Nine. Après avoir effectué divers calculs, ils en ont déduit qu’elle pouvait se trouver dans la constellation de la Baleine.

Planet Nine serait quatre fois plus grosse que la Terre

En parallèle, Christoph Mordasini et Esther Linder ont travaillé ensemble pour tenter de dresser un portrait robot de la planète en s’appuyant plusieurs simulations différentes.

Ces informations sont à prendre avec prudence, naturellement, mais ils pensent que Planet Nine serait environ quatre fois plus grosse que la planète Terre. En outre, elle se situerait à une distance 700 fois supérieure à celle qui sépare notre planète de son étoile.

Conséquence directe, la température à sa surface serait extrêmement basse et elle tournerait ainsi autour de -226 °C. Il est aussi possible que son noyau soit fait de fer, avec un manteau en silicate. Ensuite, la planète se constituerait essentiellement de glace.