Planet Nine pourrait en réalité être… une étoile

Planet Nine pourrait finalement ne pas être une simple planète située aux confins du système solaire. En réalité, selon Susanne Pfalzner, les anomalies détectées au niveau de certains objets transneptuniens pourraient être la conséquence du passage d’une étoile durant la formation du système solaire.

À l’heure actuelle, le système solaire compte huit planètes différentes. Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune.

Planet Nine

Pluton a longtemps été considéré comme la neuvième planète du système solaire, mais l’UAI a pris la décision de la déchoir de son titre en 2006 et de la reléguer au simple rang de planète naine.

Planet Nine, une énigme astronomique

En 2015, Michael Brown et Konstantin Batygin ont relevé des anomalies situées au niveau de l’orbite de plusieurs objets situés dans la ceinture de Kuiper et donc aux confins du système solaire. Ils ont tout d’abord pensé qu’elles étaient provoquées par l’affluence gravitationnelle de notre étoile, mais ils ont rapidement réalisé que c’était impossible compte tenu de la distance séparant ces corps.

Après avoir testé plusieurs modèles informatiques, les deux astronomes ont fini par développer une intéressante théorie. Si le Soleil était trop loin pour pouvoir influencer ces corps, alors leur étrange orbite était peut-être provoquée par un autre corps massif situé en périphérie de notre système.

La légende de Planet Nine était née. Durant les mois suivants, de nombreuses études ont été menées et beaucoup d’entre elles concordaient avec la théorie avancée par Brown et Batygin.

Plus tôt dans l’année, Ann-Marie Madigan, la directrice adjointe de l’Université du Colorado à Boulder, a monté une équipe afin de mener une enquête plus poussée sur Planet Nine.

Jason Fleisig, un étudiant en astrophysique, s’est donc penché sur les orbites des corps transneptuniens et il a réalisé que ces dernières étaient potentiellement capables de s’influencer les unes les autres. Madigan a confirmé la théorie et le mythe de la neuvième planète a commencé à prendre un peu l’eau.

Des anomalies provoquées par une étoile ?

Susanne Pfalzner a elle aussi eu l’occasion de se pencher sur les orbites des objets transneptuniens avec son équipe. Les chercheurs ont notamment porté leur attention sur Sedna, une planète naine découverte en 2003.

Sedna est dotée d’un périhélie de 86 unités astronomiques et son aphélie atteint les 960 unités astronomiques. Cela fait donc de ce corps l’un des objets les plus éloignés de notre étoile. Or justement, ce corps présente aussi des anomalies similaires à celles notées sur les objets de la ceinture de Kuiper et c’est ce qui a poussé l’équipe de scientifiques à s’intéresser à son cas.

Pour tenter de faire toute la lumière sur cet insoluble mystère, Pfalzner et son équipe ont modélisé le système solaire primitif et ils se sont ensuite livrés à une nouvelle simulation d’un genre un peu particulier.

Ils ont en effet testé les effets que pourrait avoir une étoile passant dans la périphérie de notre système solaire, à une distance comprise entre 80 et 100 unités astronomiques. L’expérience a payé et les chercheurs ont alors réalisé que le passage d’un corps de masse similaire à notre Soleil serait tout à fait en mesure de provoquer les anomalies détectées par les précédentes études.

Seul problème, en l’état, il est impossible de vérifier et donc de valider cette théorie. Elle doit par conséquent être prise avec toutes les précautions habituelles.