Planet Nine refait parler d’elle… et elle ne serait finalement pas une planète

Planet Nine a fait l’objet d’une toute nouvelle étude, une étude menée par un physicien théoricien et son équipe. Dans leur papier, les chercheurs développent une théorie très intéressante. Ils indiquent en effet que la supposée neuvième planète du système solaire pourrait en réalité être… un trou noir primordial.

Planet Nine a commencé à faire parler d’elle en 2016. En observant les trajectoires de plusieurs objets transneptuniens, Michael E. Brown et Konstantin Batygin ont repéré des caractéristiques similaires.

Planet Nine

Intrigués, ils ont poursuivi leurs investigations. Après avoir effectué plusieurs simulations, ils en ont déduit que ces objets étaient tous influencés par un objet très massif, un objet situé aux confins de notre système.

Planet Nine : une neuvième planète aux confins du système solaire ?

Brown et Batygin ont alors supposé que l’objet en question pouvait être une nouvelle planète. Une planète immense, cent fois plus massive que la Terre.

Par la suite, de nombreuses études indépendantes ont été menées et la plupart d’entre elles ont validé la théorie de nos deux astronomes… sans pour autant la confirmer. A ce jour, personne n’a en effet été en mesure d’observer directement cette planète et son existence reste donc hypothétique.

James Unwin, un physicien théoricien, a réuni une équipe afin d’entamer une nouvelle réflexion au sujet de Planet Nine. Et c’est au cours de cette réflexion que ces chercheurs ont développé une théorie un peu différente.

En effet, dans leur référentiel, Unwin et ses collaborateurs supposent que Planet Nine n’est peut-être pas une planète. En réalité, d’après leurs calculs, la planète pourrait très bien être un trou noir primordial. Un trou noir doté d’une affluence gravitationnelle suffisante pour provoquer les perturbations repérées en 2009 par Brown et Batygin.

Une planète… ou un trou noir primordial ?

En conséquence, plutôt que d’utiliser nos observatoires pour rechercher une hypothétique neuvième planète, Unwin préconise de faire des recherches dans les rayons gamma ou même dans les rayons cosmiques.

Pour en venir à cette conclusion, les chercheurs ont simplement porté leur attention sur six objets situés dans la ceinture de Kuiper, en combinant leurs données avec des observations récentes portant sur la manière dont la lumière traverse le système solaire.

Selon une autre étude, la lumière émise par notre étoile aurait tendance à se plier à cause d’un ou de plusieurs objets très massifs.

Unwin pense pour sa part qu’un objet en particulier serait responsable de la courbe empruntée par la lumière : un trou noir primordial.

D’après l’étude, un tel objet serait suffisamment massif pour provoquer une courbure de la lumière, et les incohérences détectées par Brown et Batygin. En revanche, le trou noir en question ne serait pas forcément très grand, et il pourrait ainsi atteindre une masse équivalente à celle de dix planètes Terre.

La théorie ne manque pas d’intérêt, mais elle n’a pas encore fait l’objet de discussions dans la communauté scientifique. Elle est donc à prendre avec une certaine distance.