Platon et Socrate avaient raison, l’hétérosexualité stricte est un mythe

L’homosexualité n’est pas un terme ancien. Il est en effet né au cours du vingtième siècle afin de désigner l’attirance sexuelle ou affective d’un individu pour un autre individu du même sexe.

Si les relations homosexuelles ont tendance à diviser, elles passionnent depuis longtemps la classe scientifique et elles ont ainsi fait l’objet de nombreuses études par le passé. Les chercheurs ont ainsi découvert que ces comportements sexuels n’étaient pas propres à notre espèce en particulier et que les étreintes homosexuelles étaient également très présentes dans le règne animal.

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Pour mieux comprendre le phénomène, une étude a été menée sur les réactions physiologiques d’hommes et de femmes regardant des contenus présentant des rapports intimes.

Les tests effectués sur les participants à l’étude ont révélé qu’aucune personne n’est à 100 % hétérosexuelle. Platon et Socrate ne s’étaient donc pas trompés. Le schéma binaire de l’orientation sexuelle ne serait rien de plus qu’un simple mythe.

Une attirance pour les rapports physiologiques

L’expérience était assez basique. Les chercheurs ont en effet fait visionner plusieurs images pornographiques aux participants. Grâce à plusieurs caméras braquées sur eux, les psychologues ont ensuite pu étudier avec précision leur réponse à ces différents stimulus.

Pour ce faire, ils se sont notamment appuyés sur le mécanisme de dilatation de leurs pupilles puisque ce dernier échappe au contrôle conscient.

En croisant leurs données, ils ont alors réalisé que les participants avaient tous éprouvé une excitation sexuelle en visionnant ces contenus, et ce quelle que soit les scènes présentées. Les hommes ont donc ressenti une excitation devant une scène dépeignant une femme en train de se masturber, mais ces stimulus ont aussi été observés avec une autre scène se focalisant cette fois sur un homme en train de se donner du plaisir.

Les conclusions de l’enquête

Les mêmes résultats ont été observés chez les femmes participant à l’étude et ces dernières ont ainsi affiché la même excitation avec des contenus hétérosexuels et des contenus homosexuels.

En conséquence, Ritch C. Savin-Williams, le directeur de la branche psychologie de l’Université Cornell et l’instigateur de cette étonnante étude, en a déduit que l’idée d’une sexualité binaire est avant tout conditionnée par les valeurs portées par nos sociétés judéo-chrétiennes, et non par les préférences sexuelles des individus.

Pour lui, la sexualité est donc bien plus complexe que l’hétérosexualité ou l’homosexualité et il existe ainsi de multiples comportements sexuels entre ces deux extrêmes.

Dans son étude, le chercheur explique également que les individus sont tous soumis à ce qu’il appelle l’influence sociale restrictive. Plutôt que de vivre leur sexualité, ils sont donc poussés à la définir en fonction des normes en vigueur dans la société ou leur entourage.

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