PlayStation critique à son tour Activision Blizzard

Sale temps pour le studio Activision Blizzard qui est empêtré dans une histoire de harcèlements sexuels. Les interventions pour demander plus d’éclaircissements à propos de la situation se multiplient depuis le début de l’affaire. Aujourd’hui, c’est au tour de la direction de PlayStation de demander des explications au studio ayant développé des jeux comme Call of Duty, Overwatch ou encore Starcraft. Selon une information de Bloomberg relayée par The Verge, c’est par la voix de son patron que PlayStation aurait signifié cela à la direction d’Activision Blizzard.

Crédit – Activision Blizzard

Une demande qui fait suite au rapport du Wall Street Journal

Selon Bloomberg, Jim Ryan, le président de PlayStation a pris contact avec Activision dès la sortie de l’article du Wall Street Journal. Il a exprimé son inquiétude grandissante face à la situation et aurait même sommé le studio de dire comment il compte répondre aux accusations.

Bloomberg a également rapporté que les réponses données par Activision Blizzard n’ont pas vraiment convaincu le patron de PlayStation. Celui-ci a ajouté avoir également demandé à Microsoft et à Nintendo s’ils ont eu de leur côté à faire la même démarche.

Il faut souligner qu’Activision Blizzard est dans la tourmente depuis de nombreux mois. Tout est parti d’une plainte déposée par l’État de Californie à l’encontre de la société. Celle-ci faisait état d’une culture de harcèlement sexuel et de discrimination au sein même de l’entreprise.

Activision Blizzard essaie vaille que vaille de reprendre la main

Il faut avouer que le studio n’est pas resté les bras croisés depuis le début de cette affaire. Il a entrepris quelques changements afin de montrer sa bonne foi et d’éteindre la polémique. Il s’agit notamment de la fin de l’arbitrage forcé et de la mise en place d’une politique de tolérance zéro pour ce qui concerne les harcèlements.

Le PDG d’Activision Blizzard de son côté a dû accepter de baisser son salaire. Des mesures qui n’ont pas calmé pour autant les ardeurs des détracteurs du studio. Ainsi, le Wall Street Journal s’en est directement pris à Bobby Kotick, le PDG de la société.

Il accuse celui-ci d’être au courant des allégations d’inconduite sexuelle et de n’avoir rien fait pour régler le problème. De leur côté, les employés d’Activision Blizzard ne décolèrent pas. Ils ont observé un mouvement de grève dès la sortie du rapport du Wall Street Journal. Alors que dans le même temps, une petite partie des actionnaires de la société ont demandé la démission de Kotick.

Les dirigeants du studio ne se laissent pas abattre pour autant. Dans un communiqué publié le mardi, Activision Blizzard s’est attaqué ouvertement au rapport du Wall Street Journal. Il a trouvé que celui-ci présentait une vision qui n’était pas du tout celle du studio et de son PDG.

Kotick de son côté s’est adressé à ses employés mécontents dans une vidéo. On pouvait y voir le PDG réaffirmer son intention de continuer à appliquer la politique de tolérance zéro. En attendant, monsieur Kotick continue d’avoir le soutien du conseil d’administration de la société. Ce dernier a d’ailleurs publié une déclaration officielle pour le soutenir.