Plus de 740 sites pornos cacheraient des contenus pédopornographiques

L’Internet Watch Foundation a publié cette semaine les résultats d’une étude menée l’année dernière sur plusieurs centaines de sites web à connotation pornographiques. Elle révèle que plus de 740 sites dissimulent des contenus pédopornographiques, des contenus cachés derrière un véritable dédale de liens.

L’IWF est une association britannique mais son action ne se limite pas au territoire du Royaume-Uni. Elle travaille effectivement en étroite collaboration avec les autorités de plusieurs pays.

Rapport IWF

L’IWF a rendu un nouveau rapport et le bilan est loin d’être positif.

Comme son nom l’indique, elle s’est donnée pour mission de protéger les internautes contre la violence sexuelle accessible en ligne, sur certains sites peu recommandables.

743 sites pornos cachent des contenus pédopornographiques

Son action ne se limite d’ailleurs pas aux contenus pédopornographiques et elle lutte aussi contre les abus sexuels de toute sorte. Cela vaut bien évidemment pour ceux qui impliquent des personnes majeures.

L’association a publié un nouveau rapport d’activité cette semaine, un rapport portant sur toutes les actions menées par ses experts l’année dernière.

D’après le document, de nombreux sites pornos ne respecteraient pas les lois en vigueur et certains d’entre eux dissimuleraient même des contenus répréhensibles au yeux de la loi. L’IWF a ainsi identifié par moins de 743 sites cachant des contenus pédopornographiques, des contenus qui ne sont évidemment pas accessibles à partir du site. Pour y accéder, il faut donc passer par des liens très spécifiques.

Ce chiffre est impressionnant mais ce n’est pas le pire car le nombre de ces sites a doublé en l’espace de dix-huit mois (l’association en avait détecté 353 en 2013) et l’enquête a en plus révélé que 21 % de ces sites tiraient profit de ces contenus en les monétisant soit au travers d’un abonnement soit avec l’affichage de publicités.

Comme si cela ne suffisait pas, ces sites ont aussi souvent tendance à stocker des cookies sur les ordinateurs des internautes, des cookies ayant un lien avec ces contenus illicites.

Des chiffres qui donnent des haut-le coeur

Cela veut aussi dire qu’une personne se rendant sur ces sites pour consulter du contenu légal peut se retrouver avec des cookies liés à des images ou à des vidéos pédopornographiques.

Je vous laisse imaginer les conséquences que cela pourrait avoir en cas d’une éventuelle perquisition de la part des autorités.

Mais ce ne sont pas les seuls chiffres donnés par l’association. Elle a reçu plusieurs dizaines de milliers de rapports de la part des internautes durant l’année et 68 092 d’entre eux évoquaient bel et bien des contenus illicites, soit une augmentation de 417 % par rapport à 2013.

Toujours d’après le document, 69 % des victimes apparaissant sur ces contenus étaient âgées de 10 ans ou moins et 34% de ces images montraient des scènes de viol ou de torture sexuelle.

Mots-clés pornographieweb