Sur Pluton, il pleut de la poussière de lune

Malgré son expulsion du club très fermé des planètes de notre système solaire, Pluton reste le centre d’attention de quelques astronomes qui ont ainsi étudié ses lunes, ces satellites naturels plus ou moins imposants gravitant autour du petit caillou que nous n’avons plus vraiment le droit d’appeler planète. Au nombre de cinq, ces satellites se nomment respectivement Charon, Nix, Hydra, Kerberos et Styx. Charon est le plus gros des cinq et fait ainsi près de la moitié de la taille de Pluton.

Les quatre autres lunes de Pluton sont quant à elle beaucoup plus petites et “légères”. Comme toutes les lunes et planètes du système solaire, ces quatre petits satellites se voient percutés constamment par des astéroïdes plus ou moins imposants, ce qui a pour effet de créer de la poussière.

Pluton

Mais ces lunes étant petites, leur attraction n’est que peu importante et les poussières ainsi libérées ne retombent pas forcément sur leur satellite d’origine. À la place, c’est Charon, le plus gros, qui les attire, et Pluton également, dans une moindre mesure.

Le point important, c’est que Charon gravite autour de l’équateur de Pluton, de façon assez proche, ce qui a pour effet de ramener les poussières émises par les autres lunes sur Pluton. Ainsi, on peut donc dire de façon assez poétique qu’il pleut de la poussière de lune sur Pluton. Oui, c’est beau.

Certains astronomes pensent ainsi avoir trouvé la réponse à l’un des mystères qui entourent Pluton, à savoir sa “ceinture” : au niveau de l’équateur, Pluton est plus foncée que sur ses pôles. L’idée de ces astronomes est ainsi de dire que c’est la pluie de poussière qui cause ce contraste.

Mais d’autres ne sont pas d’accord et affirment que, vu les mouvements que subit la surface de Pluton, cette poussière seule ne suffirait pas. Pour savoir qui a raison, il faudra attendre le résultat de certaines missions.

Via | Image : NASA