L’étonnant point commun entre les testicules et le cerveau

C’est une révélation. Selon les résultats d’une recherche récemment publiés dans la revue Royal Society Open Biology, les gonades mâles et le cerveau partagent pas mal de points communs. En tout cas, beaucoup plus, comparés à d’autres organes du corps humain.

Qui aurait pu en effet croire que ces deux organes, finalement aussi importants l’un que l’autre, puissent présenter autant de similarités. Mais le fait est là, le cerveau et les testicules partagent 13 442 protéines en commun.

Photo de Darko Djurin. Crédits Pixabay

C’est le résultat d’une étude comparative menée par les chercheurs sur 33 différents types de tissus présents dans le corps humain, entre autres le cœur, les intestins, les ovaires, et même le placenta.

Deux organes éloignés l’un de l’autre et finalement très similaires dans leur fonctionnement

Selon les chercheurs qui sont derrière cette étude finalement très intéressante, les protéines similaires à ces deux organes sont principalement impliquées dans le développement des tissus et la communication cellulaire.

Ainsi, si d’un côté, le cerveau va consommer une importante quantité d’énergie afin de créer des connexions entre les neurones et leur permettre de communiquer entre elles, de l’autre côté, les testicules vont œuvrer à garder ces précieuses cellules germinales que sont les spermatozoïdes en bonne santé et en excellentes conditions afin qu’ils puissent ensuite remplir leurs objectifs.

Par ailleurs, les neurones et les spermatozoïdes ont également beaucoup de points communs dans leurs fonctionnements, toujours selon les chercheurs. C’est là que le phénomène d’exocytose va entrer en jeu.

Comprenez par là que ces cellules, les neurones et les spermatozoïdes, vont toutes les deux libérer quelque chose de l’intérieur : les neurotransmetteurs et la formation des dendrites et axones pour les premières, les facteurs de fécondation qui vont leur permettre de fusionner avec l’ovule chez les seconds.

Pour Bárbara Matos et son équipe, les liens entre ces deux tissus doivent être mieux étudiés. Ce qui nous permettrait de comprendre les dysfonctionnements touchant le cerveau et les testicules. Mais au-delà de cet aspect, cela permettra de comprendre pourquoi deux organes aussi distincts ont fini par présenter autant de similarités en évoluant chacun de leur côté.

Mots-clés biologie