Pôle Nord : un réchauffement stratosphérique imminent ?

Un phénomène météorologique qui pourrait impacter l’Europe s’est développé autour du Pôle Nord. Le réchauffement stratosphérique est susceptible de faire chuter brusquement les températures, alertent les scientifiques.

Une grave vague de froid menace-t-elle l’Europe ? Comme l’affirme Science Alert, des chercheurs des universités de Bristol, Exeter et Bath mettent en garde contre une baisse soudaine des températures. Cet avertissement est lié à l’apparition d’un phénomène météorologique baptisé « réchauffement stratosphérique » au niveau du Pôle Nord. Un évènement dont les conséquences pourraient affecter le Vieux continent dans les prochains jours. Pour établir cette conclusion, les scientifiques des universités mentionnées ci-haut se sont basés sur un modèle de prédiction qu’ils ont eux-mêmes élaboré. Il s’avère que le réchauffement stratosphérique a lieu à 10 à 50 km dans la stratosphère.

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En général, cela augmente le risque de temps plus froid que la normale avec une probabilité s’élevant à 66 %.

Un froid généré par une chaleur intense

Toujours selon les explications de Science Alert, ce froid inhabituel est le fruit d’une hausse brusque des températures qui affecte les vents de haute altitude, atteignant 40 °C. En raison de l’apparition de cette vague de chaleur qui dure généralement entre un et deux jours, les courants tourbillonnants subissent des changements rapides. Ils peuvent notamment changer de cap ou se séparer en plusieurs, créant de multiples vortex.

Ces changements ne sont pas bien évidemment sans conséquence. Leurs effets sont même dévastateurs. En 2018 par exemple, un événement soudain de réchauffement stratosphérique (SSW) a poussé l’air polaire glacial de la Sibérie vers l’Europe, entrainant une paralysie des transports et un certain nombre de décès.

Encore une hypothèse

Il convient néanmoins de souligner qu’un réchauffement stratosphérique ne garantit pas nécessairement l’apparition ultérieure d’une vague de froid. Il augmente simplement les risques qu’un tel évènement se produise. La température et la durée du froid dépendent en réalité de la pression atmosphérique. Ainsi, il y a deux ans, le réchauffement des vents polaires stratosphériques a précédé l’une des journées d’hiver les plus chaudes enregistrées outre-Manche.

Quoi qu’il en soit, Richard Hall, météorologue à l’Université de Bristol, nous recommande de nous préparer au pire. « Bien qu’un temps extrêmement froid ne soit pas une certitude, environ deux tiers des SSW ont un impact significatif sur les conditions météorologiques de surface », a-t-il indiqué, rapporte Sciencealert.com.