Facespace, la téléportation virtuelle de Facebook fait polémique

Facebook Spaces, Facespace pour les addicts, n’est autre que la version VR de Facebook. Le projet est toujours en stade d’expérimentation depuis son lancement en avril 2017. Grâce à ce concept, il est possible d’effectuer des rencontres entre utilisateurs à travers la réalité virtuelle.

La réalité virtuelle est un univers interactif qui devient aujourd’hui la dernière évolution de la socialisation numérique prônée par Mark Zuckerberg. Le jeune milliardaire n’a pas manqué d’encenser les mérites, les possibilités d’utilisation ainsi que les véritables avantages de Facebook Spaces.

FaceSpace

Il s’est même téléporté, le temps d’une présentation, à Porto Rico.

Facebook Space : la téléportation virtuelle accessible à tous… ou presque

Bien évidemment, la téléportation n’est restée qu’à un stade virtuel. Cependant, grâce à cette expérience, le PDG de Facebook a su démontrer que les habitants de Porto Rico, durement touchés par l’ouragan Maria il y a de cela un mois, ont pu accéder rapidement à internet grâce aux assistances virtuelles des employés du réseau social.

« Grâce à l’utilisation de ces simples casques VR, la coordination des actions sociales effectuées par la Croix-Rouge et les Secours ont pu être considérablement simplifiés. » a indiqué Mark Zuckerberg peu de temps après la simulation.

L’aide virtuelle apportée aux Portoricains par Facespace a permis à la firme de Menlo Park de récolter des fonds importants qu’elle a reversés ensuite dans les actions de sauvetage. Ces dernières ont été simplifiées grâce au recours à l’intelligence artificielle par cartographie de zones sinistrées.

Une expérience qui ne fait pas l’unanimité

Pour tester Facebook Spaces, il suffit de se munir d’un casque Oculus Rift, des manettes Touch ainsi que d’un ordinateur assez puissant. Comptez environ six cents euros pour le casque, une bonne centaine pour les manettes et près de huit cents euros pour l’ordinateur.

L’expérience n’est donc pas donnée à tout le monde et elle nécessite même un investissement important de la part des utilisateurs.

Reste que l’expérience n’a pas fait l’unanimité et beaucoup ont ainsi reproché à Mark Zuckerberg d’utiliser une catastrophe naturelle pour promouvoir son service. Un journaliste de The Next Web a notamment dénoncé le mauvais goût de la séquence.

Le principal intéressé a tenté d’expliquer son point de vue dans les commentaires suivant la vidéo, mais ses arguments n’ont pas rencontré le succès escompté et le jeune PDG a donc fini par présenter ses excuses.

Un beau loupé pour Facebook, donc, d’autant que Google a durant le même temps annoncé son intention de déployer plusieurs ballons Loon dans le secteur afin d’aider les habitants de la région à reconnecter leurs services.