En Corée du Sud, la police demandent aux gens de coller un autocollant sur la caméra de leur smartphone pour éviter les spycams

La Corée du Sud a trouvé une drôle de manière pour lutter contre le porno en spycam. La police souhaite en effet que les Coréens placent des autocollants sur les caméras de leurs téléphones.

La pornographie spycam est une pratique consister à filmer de manière non consensuelle des femmes dans des endroits intimes. Pour lutter contre ce fléau qui se répand de plus en plus en Corée du Sud, l’agence de police provinciale de Gyeonggi Bukbu préconise de recouvrir l’appareil photo les appareils mobiles.

La police de la province du Gyeonggi a créé environ 50 000 protections d’appareil photo et les distribue aux résidents de la région. Le Korea Herald rapporte que l’objectif de cette mesure est de réduire le nombre de crimes liés à la pornographie spycam.

L’agence de police a lancé une campagne « Illegal Filming OFF » soutenue par son département de la communication, sa division Femmes et Jeunes ainsi que par certaines personnes travaillant dans le domaine du marketing.

Des réactions mitigées

Une porte-parole du département de police a déclaré au Korea Herald qu’au départ, les réactions concernant cette nouvelle réglementation étaient plutôt mitigées. Toutefois, elle aurait aussi et de son propre aveu suscité des réactions positives. Le but principal étant bien entendu d’« éviter les malentendus dans les espaces publics. »

Ce n’est pas la première fois que les autorités sud-coréennes prennent des initiatives pour lutter contre la pornographie spycam.

En août 2018, le gouvernement a même déclaré que les transports en commun et zones publics devaient disposer d’équipements pour détecter les caméras cachées. Les endroits ou installations publics dérogeant à cette réglementation s’exposent à une amende.

Des mesures insuffisantes

De même, le gouvernement prévoit de mettre des affiches dans plus de mille organismes de défense des droits de la femme et de l’enfant ainsi que dans 254 postes de police pour sensibiliser le public au fait qu’il est à la fois illégal et amoral de filmer une personne dans son intimité sans son consentement et de poster la vidéo sur internet.

Néanmoins, pour des milliers de femmes dans le pays qui ont manifesté contre le spycam, le problème se trouve dans l’impunité des hommes qui commettent ces infractions et dans la discrimination dont les autorités font preuve au moment de l’enquête et à l’égard des victimes.

De plus, ces couvertures d’appareils photo ne garantissent pas aux femmes que des caméras ne soient pas cachées dans les piscines ou même les toilettes. De plus, il s’avère que de plus en plus d’hommes portés sur la chose sont prêts à installer ces caméras dans leurs chaussures et même dans les vis des toilettes pour avoir ces vidéos.

Quitte à avoir parfois de très mauvaises surprises.