Pour adapter Rainbow Six Siege au marché asiatique, Ubisoft édulcore visuellement son titre

Machines à sous, traces de sang au mur, silhouettes féminines un peu trop lascives… tout y passe. Pour le lancement en Asie de Rainbow Six Siege, Ubisoft gomme de son jeu de tir l’ensemble des éléments visuels considérés comme trop suggestifs pour le marché asiatique. Une censure en bonne et due forme qui s’appliquera à la version globale du titre. Comprenez par là qu’Ubisoft ne prévoit pas d’épargner les joueurs occidentaux. Cette coupe sombre concernera tout le monde, comme en témoigne ce message publié vendredi sur le blog de l’éditeur.

Une nouvelle qui pourrait bien faire grincer quelques dents du côté des habitués du titre, dont le lancement remonte – en France – à l’hiver 2015. Ubisoft se justifie en expliquant que consentir à ces modifications visuelles sur la version globale du jeu permettra à ses équipes de ne pas avoir à gérer plusieurs variantes d’une seule et même production, et donc d’être plus “agiles” dans la résolution de potentiels problèmes.

Grand nettoyage de printemps pour Ubisoft sur Rainbow Six Siege. En vue du lancement asiatique de son FPS, l’éditeur français se livre à une censure en règle des éléments visuels jugés trop suggestifs.

Nous travaillons actuellement à préparer Rainbow Six Siege pour son lancement sur les territoires asiatiques. Quelques ajustements seront par conséquent appliqués à nos maps et à nos icônes en vue d’entrer en conformité [avec la réglementation propre au marché asiatique]”. a précisé Ubisoft dans son communiqué, avant d’assurer que ces changements n’auront “aucun impact sur le gameplay”.

Le cœur du jeu restera “inchangé”, promet Ubisoft

Nous nous engageons à ce que l’expérience Rainbow Six Siege reste fidèle à ses racines”, est-il promis. “Nous ajustons certains éléments visuels, mais nous ne compromettons pas ce qui fait de Rainbow Six Siege le jeu qu’il est aujourd’hui”.

Ubisoft joint à son communiqué quelques captures d’écrans Avant / Après, permettant de se rendre compte des changements opérés, et du type d’éléments visuels ciblés par la censure. Un tableau tâché de sang laisse place à une toile immaculée, des machines à sous positionnées sur un comptoir sont remplacées par quelques bouteilles de bière, tandis qu’une strip-teaseuse en néon troque sa silhouette vaguement aguicheuse pour une simple main, mais toujours fluorescente.

Même démarche pour certaines icônes employées dans le jeu : le poignard qui représentait jusqu’ici l’action de mêlée se métamorphose en un poing fermé. Enfin, les symboles figurant des têtes de mort sont quant à eux remplacés par de simples cibles.