Pour découvrir une vie extraterrestre sur Encélade, il faudra commencer par ne pas la contaminer

L’Univers est grand, et on se doute bien qu’il doit sûrement exister d’autres vies ailleurs sur d’autres planètes. Le problème c’est que jusqu’à présent, on n’a toujours pas trouvé des traces de vie ailleurs que sur Terre ! Cela n’empêche cependant pas les astrophysiciens de continuer à chercher !

Justement, des scientifiques planétaires au laboratoire de physique appliquée de l’Université Johns Hopkins dans le Maryland (États-Unis) travaillent activement sur un concept de mission pour essayer de détecter des traces de vie sur Encelade, la lune glacée de Saturne.

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Crédits Pixabay

Dans un échange avec le site Space.com, les chercheurs ont expliqué que le véritable défi de la mission (outre l’élaboration et la construction du vaisseau spatial) est de ne pas contaminer Encélade avec des microbes, des bactéries et autres germes que le vaisseau pourrait rapporter de la Terre.

Comment ne pas rapporter des germes terrestres ?

Baptisé « Enceladus Orbilander », le concept de mission se concentre donc particulièrement sur les moyens de ne pas rapporter d’« autostoppeurs » indésirables sur Encélade. Pour ce faire, les scientifiques planétaires planchent sur diverses solutions pour éviter par exemple la contamination des instruments qui servent à rechercher des traces de vie sur la lune glacée de Saturne.

Ils ont notamment imaginé des instruments capables de se tester eux-mêmes pour détecter des traces de germes (avec des échantillons à blanc par exemple), puis de se stériliser tout seuls.

Shannon MacKenzie, principale meneuse des recherches a toutefois admis qu’il est impossible d’être propre à 100 %. En effet, peu importe les précautions prises par l’équipe de mission, du matériel biologique parviendra toujours à s’accrocher à ses équipements et bien évidemment au vaisseau.

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Un vaisseau spatial qui ne se poserait pas sur Encélade

En plus de chercher un moyen de garder le vaisseau spatial aussi propre que possible, Shannon MacKenzie et ses collègues réfléchissent également à un moyen qui permettrait de le maintenir en altitude durant la mission. En effet, si le vaisseau ne se pose pas sur Encélade, cela réduit les risques de contamination de la planète, et permet ainsi d’éviter que la biologie terrestre y prolifère !

Pour rappel, Encélade se caractérise par une croûte glacée qui abrite un vaste océan souterrain. C’est dans cet océan que les chercheurs pensent pouvoir trouver des traces de vie extraterrestre, et il est donc essentiel que le vaisseau spatial en reste éloigné.

Ce qui entraine donc plusieurs autres défis à surmonter : il faut non seulement s’assurer que le vaisseau n’entre jamais en contact avec l’océan, et pourtant il doit impérativement se trouver sur un site qui permette de récolter des données scientifiques utiles… sans parler de la sécurité ! ll faut aussi que la zone soit parfaitement sûre et sans risque pour le vaisseau. Les recherches continuent pour essayer de trouver des solutions à tous ces problèmes épineux.

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