Pour Thomas Pesquet, la Terre est un vaisseau spatial avec sept milliards de passagers

Thomas Pesquet a été invité à répondre à quelques questions par le Républicain Lorrain. Il a profité de l’occasion pour revenir sur son expérience à bord de l’ISS et pour évoquer notre belle planète et la nécessité de la protéger contre tous les abus.

Né en 1978 à Rouen, Thomas Pesquet a toujours éprouvé une profonde passion pour l’aéronautique. Après une formation d’ingénieur, il a donc occupé plusieurs postes dans l’industrie.

Sauver Terre

Très vite, il a ressenti le besoin de prendre les commandes et il est donc devenu en 2004 pilote de ligne.

Thomas Pesquet, une vie bien remplie

En 2009, le Rouennais a été sélectionné pour former le troisième groupe d’astronautes de l’ESA et donc de l’agence spatiale européenne.

Sept ans plus tard, il est devenu le dixième français à partir pour l’espace et il a ainsi séjourné pendant plusieurs semaines à bord de l’ISS, réalisant un peu plus d’une centaine d’expériences pour le compte des services de recherche européens.

Durant cette période, il a également effectué plusieurs sorties extravéhiculaires et il a même profité de l’occasion pour prendre un magnifique selfie.

Selfie qui a beaucoup tourné par la suite sur les réseaux sociaux.

Thomas Pesquet a donc été invité à répondre à quelques questions pour le compte du Républicain Lorrain et l’astronaute a bien entendu profité de l’occasion pour revenir sur cette incroyable expérience. Il est notamment revenu sur sa présence sur les réseaux sociaux et sur les nombreuses photos partagées par ses soins sur Twitter, photos qui se sont retrouvées par la suite au cœur d’une polémique comme seuls les internets en ont le secret.

L’astronaute français a ainsi expliqué dans son interview que toutes ces photos ont été prises en dehors de ses horaires de travail, et plus précisément en début de soirée.

“La Terre est un vaisseau spatial avec 7 milliards de passagers”

En revanche, et contrairement à ce que beaucoup ont pensé, ces images n’ont pas été directement publiées par ses soins sur les réseaux sociaux.

Si l’ISS dispose d’une connexion internet, cette dernière est en effet loin d’offrir les débits de nos solutions terrestres. Thomas Pesquet devait donc envoyer toutes ces photos par mail au CNES avec ses remarques et c’est ce dernier qui se chargeait ensuite de les partager sur son compte Twitter.

Mais ce qui l’a vraiment frappé, finalement, c’est la fragilité de notre planète. Comme il l’explique lui-même, cette expérience dans l’espace a renforcé ses convictions écologiques et elle lui a fait prendre conscience que la Terre devrait à tout pris être perçue comme un vaisseau spatial à part entière, un vaisseau spatial abritant plus de sept milliards de passagers.

Et ensuite ? Thomas Pesquet travaille sur plusieurs projets annexes, mais il compte surtout reprendre son entraînement au plus vite afin de pouvoir retourner à bord de l’ISS dans ces prochaines années. Il espère également avoir l’honneur d’être parmi les premiers hommes à pouvoir fouler le sol de Mars… enfin lorsque nous aurons des vaisseaux capables de se rendre sur la planète rouge bien entendu.

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