Mais au fait, pourquoi les gens abandonnent parfois leur caddie ?

En allant au supermarché, vous êtes peut-être déjà tombé sur une place de parking occupée par un caddie, ou peut-être que vous-même, il vous est déjà arrivé de laisser votre caddie à côté de votre véhicule une fois que vous avez déchargé vos achats, sans prendre la peine de retourner le caddie au supermarché ou de le ranger dans son emplacement dédié.

Mais pourquoi nous laissons nos caddies éparpillés sur le parking des supermarchés ? Est-ce par inadvertance ? Par manque de temps ou de courtoisie ? Ou est-ce que la cause de ce comportement relève des comportements des autres, que l’on adopte aussi après ? Un article paru chez le Scientific American répond à ces questions.

Un caddie abandonné
Crédits Pixabay

En effet, plusieurs raisons pourraient expliquer le fait que l’on laisse nos caddies n’importe où sur les places de parking.

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Différentes raisons pourraient motiver ce geste

Parmi ces raisons, il se peut que l’emplacement dédié ou le supermarché en question soit trop éloigné de là où nous avons garé notre véhicule. Il se pourrait que le temps soit mauvais au point où l’on ne se sente pas l’envie de rester dehors plus longtemps pour rendre le caddie. Si l’on est accompagné par des enfants, il se peut que nous ne voulions pas les laisser seuls et sans surveillance. D’autres personnes avec un handicap pourraient également être dans l’incapacité de remettre leur caddie à leur place.

Mais ce n’est pas tout. Certains d’entre nous estiment également que c’est le travail d’autres personnes de retourner les caddies au supermarché. Mais d’autres personnes pourraient également imaginer que les caddies qu’elles laissent sur le parking pourraient être facilement pris par de nouveaux acheteurs qui se dirigeront au supermarché.

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Quel type de « retourneur » êtes-vous ?

Par conséquent, il existerait 5 catégories d’utilisateurs de caddies. Tout d’abord, il y a les « retourneurs », qui retournent systématiquement leurs caddies là où ils les ont pris, sans tenir compte de la distance entre leur véhicule et l’emplacement des caddies, ou encore du temps qu’il fait. Ces personnes se sentiraient obligées de remettre les caddies à leur place ou se sentiraient mal à l’idée qu’une autre personne devrait ramasser leur chariot.

Viennent ensuite ceux qui ne retournent jamais leurs chariots car ils estiment que c’est la responsabilité du supermarché et, par conséquent, que c’est le travail de quelqu’un d’autre de le faire. Puis, il y a les personnes qui retournent les caddies par commodité, autrement dit, si elles ne se trouvent pas trop loin de l’emplacement dédié des caddies. Il existe aussi des « retourneurs de pression », qui ne rendent les caddies que s’ils aperçoivent un autre véhicule qui veut se garer ou un responsable du supermarché. Et enfin, il y a également les consommateurs accompagnés d’enfants et ce sont ces derniers qui retournent les caddies à leur place car ils considèrent cela comme un jeu.

Nous pouvons influencer les autres même avec des actions banales

Au vu de ces situations, Krystal D’Costa, une anthropologue travaillant dans les médias numériques à New York, établit l’existence de deux normes sociales. D’une part, les normes d’injonction qui déterminent nos actions en fonction de notre perception de ce que les autres penseront de nos actions. D’autre part, il y aurait les normes descriptives qui se basent sur ce que nous voyons des comportements des autres et sur lesquels nous allons aussi calquer notre propre comportement.

Dans les deux cas, la chercheuse affirme que nous avons plus d’influences que nous le pensions sur les actions banales que nous effectuons au quotidien. Et que probablement, une personne qui abandonne son caddie au milieu du parking a pu s’inspirer du comportement d’autres personnes.