Pourquoi les tablettes n’ont plus la cote

Après un succès fulgurant ces dernières années, il paraîtrait que les ventes de tablettes sont en baisse progressive depuis 2015. Tout le monde en a une me diriez-vous, conséquence logique : les ventes diminuent.

Peut-être avez-vous constaté comme moi, une diminution de l’engouement général pour ce type d’appareil. Il faut dire qu’après la flopée d’innovations qui suit l’apparition d’un nouvel outil technologique (et de ce fait, d’un nouveau « besoin » de consommation), une sorte de lassitude s’installe petit à petit.

Beaucoup qualifiaient les tablettes à leur arrivée d’inutiles, de gadget supplémentaire (y compris moi !), elles se sont pourtant parfaitement intégrées dans notre quotidien et sont devenues omniprésentes.

La tablette, détrônée par les phablettes ?

Je pense que c’est en partie dû aux nombreuses phablettes qui apparaissent sur le marché et à la polyvalence proposée par ce type de smartphone. J’ai moi-même utilisé des tablettes pour au final ne garder que la phablette : l’utilisation des deux appareils faisait doublon.

En effet, le format d’un iPad Mini et d’un iPhone 6 Plus était trop similaire et l’iPad en devenait inutile, puisque c’est le téléphone que je gardais tout le temps sur moi. Et je gagnais peu de choses à utiliser l’iPad : même système, mêmes applications, hormis l’écran qui apportait bien évidemment plus de confort visuel.

Auparavant j’utilisais un iPad 9,7’’, mais je le trouvais grand et surtout lourd à l’époque (1er modèle), et il était de ce fait incohérent dans mon setup, inutile (et inutilisé) entre ordinateur portable et phablette.

Certes, une tablette est vraiment très pratique. Sa qualité principale est d’avoir dans un format compact un « grand » écran agréable toujours avec soi pour dévorer films et séries TV, ou jouer parfaitement tout en bénéficiant d’une autonomie supérieure comparée aux smartphones, même si les phablettes s’en rapprochent.

Dotées d’une grande polyvalence, je pense qu’elles peuvent remplacer aisément un PC pour une utilisation basique.

La tablette comme ordinateur principal ?

Mais personnellement, j’ai souvent eu recours à mon Mac pour certaines actions à un moment ou à un autre, qui plus est pour des choses simples parfois, comme pour un problème de lecture d’un format de fichier par exemple, et c’est ce rattachement obligatoire qui est regrettable et qui fait perdre à la tablette ce cachet de « mobilité complète ».

De plus, le manque de confort d’utilisation (relatif) par rapport à un vrai ordinateur fait qu’elle ne peut pas être réellement utilisée comme machine principale. Même si c’est ce que beaucoup de personnes attendent.

Et j’espère que les innovations futures nous amèneront à l’aboutissement de ce concept.

D’ailleurs, à ce jour, je pense que c’est la Surface de Microsoft qui se rapproche le plus de cette idée de bureau mobile complet et indépendant.

Dans cette lignée, l’apparition de l’iPad Pro 13’’ a été une innovation remarquable, même si je l’aurais préférée avec un système mixte iOS/Mac OS. Il aurait vraiment représenté le MacBook « sans clavier », mais peut-être que l’avenir nous réserve ce genre de surprises.

Autre bride aux tablettes, et pas des moindres, la question du budget bien évidemment. Les tablettes haut de gamme coûtent cher, et même de plus en plus à chaque nouvelle version. C’est d’ailleurs aussi le cas pour les smartphones, malheureusement.

L’histoire des tablettes me rappelle l’engouement qu’ont connus les netbooks à l’aube de l’ultra mobilité, ou plutôt de l’ultra connectivité, au final totalement abandonnés faute de puissance et de polyvalence. Malgré la perte de vitesse du marché, je mise sur un avenir plus glorieux pour les tablettes, qui ont parfaitement remplacé et dépassé nos défunts netbooks.

Et vous, êtes-vous plutôt phablettes ou tablettes… voire les deux ?