Présidentielle USA : la Russie aurait fait de la désinformation sur Gmail et YouTube

L’affaire concernant la possible implication de Moscou dans l’élection présidentielle américaine de novembre 2016 continue. Cette fois-ci, c’est Google qui a découvert des agissements quelque peu louches sur plusieurs de ses services en ligne, dont YouTube et Gmail. Le lundi 9 octobre 2017, le Washington Post rapporte que le groupe a constaté qu’environ 100 000 dollars ont été dépensés en publicité par des intérêts russes.

Comme ce fut le cas avec Facebook et Twitter, les annonces ont été utilisées pour désinformer le public durant les élections américaines. Les enquêteurs ont cependant découvert que les opérateurs russes ayant acheté des publicités sur Google ne sont pas les mêmes que ceux qui sont derrière les contenus sponsorisés sur Facebook ou Twitter.

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Google serait en train de collaborer étroitement avec les autorités pour une enquête plus approfondie. De son côté, le Kremlin continue de nier les faits.

Bref rappel de l’affaire

La Russie est soupçonnée d’avoir tenté de saboter les présidentielles US de 2016. Plusieurs opérateurs russes auraient utilisé les plateformes sociales, principalement Facebook et Twitter, et maintenant YouTube, Gmail ou DoubleClick, pour désinformer les internautes.

Le but était de semer la discorde entre les électeurs américains, mais surtout de les influencer.

De nombreuses enquêtes ont été lancées par le Congrès américain dans le but d’éclaircir toute cette histoire. Il s’agit aussi de déterminer si cette large campagne de désinformation menée par Moscou est responsable de près ou de loin à la victoire de Donald Trump face à Hilary Clinton.

Google, impliqué malgré lui

Comme c’est le cas de Twitter et Facebook, Google se retrouve étroitement impliqué dans cette affaire qui oppose la Russie au Congrès américain. Moscou n’a cependant pas été le seul à avoir été pointé du doigt. Les plateformes sociales ont également eu droit à des reproches en masse à cause de leur implication, certes involontaire, dans toute cette histoire.

Si Facebook planche actuellement sur de nouvelles mesures anti-désinformation, Google a assuré « examiner de manière plus approfondie les éventuelles tentatives d’utilisation abusive de ses plateformes. »

On ne sait pas encore si la filiale d’Alphabet a accepté de témoigner publiquement devant les commissions de la Chambre et du Sénat sur le renseignement le 1er novembre 2017.

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